Depuis le 5 septembre 2026, l’ensemble du réseau de transports en commun de Saint-Étienne Métropole est gratuit tous les samedis. Une expérimentation qui doit se poursuivre jusqu’au 31 décembre 2027, avec un double objectif : faciliter les déplacements des habitants et renforcer l’attractivité du centre-ville tout en encourageant l’usage des transports collectifs.
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Adoptée par les élus métropolitains le 30 juin dernier, la mesure concerne l’ensemble du réseau Stas : bus, tramways et trolleybus, mais également le service Handi’Stas. Ce dernier doit d’ailleurs devenir entièrement gratuit, sept jours sur sept, à compter du 1er janvier 2027.
La gratuité du samedi vise notamment les déplacements liés aux loisirs, aux achats et aux sorties. Saint-Étienne Métropole espère ainsi attirer de nouveaux voyageurs vers les transports collectifs et réduire le nombre de voitures en circulation, avec des effets attendus sur la qualité de l’air et la pollution.
Gratuité et renforcement de l’offre
La mesure ne porte pas uniquement sur la tarification. Pour accompagner l’augmentation attendue de la fréquentation, la Métropole prévoit également de renforcer l’offre, avec davantage de tramways et une augmentation des fréquences sur plusieurs lignes de bus métropolitaines.
Un point déterminant : pour constituer une véritable alternative à la voiture individuelle, les transports collectifs doivent être à la fois accessibles financièrement, fréquents, fiables et adaptés aux besoins des habitants.
La Métropole poursuit parallèlement la transition énergétique de son réseau, avec le développement des trolleybus électriques et la mise en circulation de véhicules utilisant notamment le bioGNV.
Une expérimentation qui sera évaluée
Le dispositif doit fonctionner pendant près de seize mois avant qu’une décision ne soit prise sur son éventuelle pérennisation. La Métropole pourra ainsi mesurer son impact sur la fréquentation du réseau, mais également sur l’activité du centre-ville et les pratiques de déplacement.
L’enjeu sera notamment de déterminer si la gratuité permet seulement d’augmenter le nombre de voyages en transports collectifs ou si elle provoque un véritable report de la voiture vers les transports en commun.
L’expérience stéphanoise rejoint ainsi les réflexions engagées dans de nombreux territoires sur la tarification des transports publics. Entre gratuité totale, gratuité ciblée certains jours ou pour certaines catégories de population et tarification solidaire, les collectivités expérimentent différents modèles pour rendre les alternatives à la voiture plus accessibles.
Pour le Comité 21, ces démarches territoriales méritent d’être observées dans la durée. La transition des mobilités ne repose pas sur un levier unique : elle suppose d’articuler tarification, qualité et fréquence de l’offre, intermodalité, décarbonation des véhicules et évolution de l’aménagement du territoire.
L’expérimentation menée à Saint-Étienne permettra précisément d’évaluer dans quelle mesure la gratuité, lorsqu’elle est accompagnée d’un renforcement de l’offre, peut contribuer à faire évoluer durablement les pratiques de mobilité.