National

Fiche Action Adaptation #4

Découvrez la 4ème fiche-action du Comité 21 dédiée aux solutions d’adaptation aux changements climatiques dans les territoires. Cette fois autour de la gestion des Eaux pluviales dans la ZAC de la Montjoie, Saint-Denis.

Le Ministère de la Transition Écologique revient sur les 10 ans de l’Accord de Paris

A la suite d’autres événements proposant un bilan des actions climatiques menées depuis la conclusion de l’Accord de Paris, dont la rencontre organisée par le Comité 21, le Pacte mondial – Réseau France, l’AFNU et Climate chance, un colloque a eu lieu le 12 décembre au Ministère de la Transition Écologique. Il a été marqué notamment par des interventions de Laurent Fabius, Président de la COP 21, et du Premier ministre Sébastien Lecornu. Bettina Laville, présidente d’honneur et fondatrice du Comité 21, a représenté le Comité 21, en présence d’Antoine Pellion, deux jours avant son élection comme Président de l’association. La ministre, Monique Barbut, a prononcé un discours affectif, en évoquant pour 2015 le « mariage inédit entre la globalisation et le climat,  célébré à quelques kilomètres d’ici, au Bourget, après une longue période de fiançailles. » Elle a rappelé que « l’Accord de Paris est le fruit de plus d’un demi-siècle de travail collectif », un rappel rare et bienvenu. Elle a également rappelé que, du fait de l’Accord, « nous émettons moins de gaz à effet de serre aujourd’hui qu’hier », et que cette dynamique doit maintenant être relancée. Elle a ajouté que l’accord européen signé début novembre envoie un signal fort, les 27 États membres s’engageant à réduire leurs émissions de 90 % d’ici 2040. Monique Barbut a continué en évoquant les « preuves d’amour » à venir, en particulier la parution de la stratégie nationale bas carbone, l’instrument de l’atteinte de la neutralité carbone à l’horizon 2050. Le Premier Ministre a insisté sur le fait que le combat climatique était un combat politique et intellectuel, et qu’il fallait éviter que la transition écologique soit vécue comme « un combat des élites contre le peuple ». Il a paru très conscient des enjeux de recul environnemental, la veille des rendez-vous électoraux, soulignant qu’il y a dix ans, certaines questions environnementales semblaient acquises, mais qu’aujourd’hui, elles étaient devenues un sujet de clivage, « peut-être par mimétisme outre-Atlantique ». « Il ne faut pas laisser ce clivage s’installer », a-t-il ajouté, insistant sur le fait que c’est ainsi que l’on défendra l’Accord de Paris. Et, comme a conclu Laurent Fabius, « le meilleur moyen de défendre l’Accord de Paris, c’est de l’appliquer. » 👉 En savoir plus le colloque organisé à l’initiative du Comité 21,5 novembre 2025 : « De Paris à Belém : les acteurs non étatiques porteurs de l’ambition climatique ? »👉 En savoir plus sur les 10 ans de l’Accord de Paris

Des initiatives pour la sortie des énergies fossiles

Alors que le texte issu de la COP 30 ne fait pas mention des énergies fossiles, des acteurs lancent des initiatives pour continuer à avancer dans le sens d’une sortie des combustibles fossiles, indispensable pour atteindre les objectifs climatiques internationaux et préserver l’habitabilité de la planète.   Les gouvernements de la Colombie et des Pays-Bas ont annoncé à Belém le 21 novembre 2025 qu’ils accueilleront conjointement la première Conférence internationale sur la transition juste hors des combustibles fossiles. L’événement doit avoir lieu les 28 et 29 avril 2026 à Santa Marta, en Colombie, ville portuaire qui joue un rôle important dans les exportations de charbon. Cette initiative a reçu le soutien de la présidence de la COP30, qui n’a malheureusement pas réussi à obtenir l’inscription de l’objectif de sorties des énergies fossiles dans l’accord final.   Ce projet de conférence internationale rappelle que le sujet de la transition énergétique reste d’une brûlante actualité, et est porté dans différents cercles à l’échelle internationale. On peut ainsi citer le Réseau mondial appelant à un traité sur les combustibles fossiles, qui compléterait l’Accord de Paris. Ce traité reposerait sur trois piliers : non-prolifération (mettre fin à l’expansion de la production de charbon, de pétrole et de gaz), élimination progressive équitable (dans laquelle les pays ayant la capacité et une responsabilité historique avancent le plus rapidement et apportent leur soutien aux autres pays du monde), et transition juste (faire en sorte qu’aucun travailleur, aucune communauté et aucun pays ne soit laissé pour compte).   En France, des acteurs académiques et associatifs ont produit une note « Réussir la sortie des énergies fossiles » qui propose 14 mesures « pour engager concrètement la France dans la sortie des énergies fossiles à l’échelle mondiale, en mobilisant les leviers politiques (programmation, diplomatie, budgets), juridiques (législation nationale, droit de l’Union européenne, droit international) et judiciaires (contentieux climatiques, contrôle des financeurs, non-prolifération fossile). » Une feuille de route intéressante pour engager une transition qui n’a déjà que trop tardé.

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