Régional

Le Comité 21 lance son nouveau parcours adaptation 2026-2027

  Parcours d’accompagnement sur l’adaptation aux changements climatiques   Le Comité 21 propose un parcours d’accompagnement pour aider les acteurs publics et privés à construire, ensemble, des stratégies d’adaptation aux changements climatiques.   Face à des impacts climatiques déjà visibles et appelés à s’intensifier, l’adaptation suppose en effet de croiser les diagnostics, d’aligner les stratégies et de renforcer les coopérations entre les collectivités locales, les acteurs socio-économiques et les habitants du territoire. L’objectif est de constituer de véritables équipes territoriales de l’adaptation, capables de passer d’une lecture partagée des vulnérabilités à des actions coordonnées.   Ce parcours s’inscrit dans le cadre du 3e Plan national d’adaptation au changement climatique et s’appuiera sur la TRACC, trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation, qui retient l’hypothèse d’une France hexagonale à +2 °C en 2030, +2,7 °C en 2050 et +4 °C en 2100.   👉 Découvrez la plaquette ici :  Objectifs du parcours   Le parcours vise à accompagner les organisations d’un même territoire, dans la construction d’une démarche d’adaptation structurée, progressive et opérationnelle.   Il permettra aux participants de :   4 étapes pour structurer un plan d’action   Le parcours est organisé autour de quatre grandes étapes  en visioconférence, avec l’intervention d’experts, des témoignages d’acteurs publics et privés, et la présentation d’outils méthodologiques :   Calendrier du parcours   Étape 1 — Appréhender les changements climatiques et leurs impacts à l’échelle locale   Date : 15 septembre 2026   Cette première étape permettra de poser un socle commun de compréhension des changements climatiques et de leurs impacts socio-économiques à l’échelle locale.   Elle comprendra :   Étape 2 — Identifier les vulnérabilités de son territoire et de son organisation   Date : 17 novembre 2026   Cette étape sera consacrée à la notion de vulnérabilité, en croisant l’exposition aux aléas, la sensibilité des territoires et des organisations, et leur capacité d’adaptation.   Elle comprendra :   Étape 3 — Mobiliser les parties prenantes et identifier les modalités de coopération   Date : 19 janvier 2027   Cette session permettra de travailler le rôle des parties prenantes dans les démarches d’adaptation, à la fois comme facteurs potentiels de vulnérabilité et comme leviers de résilience collective.   Elle comprendra :   Étape 4 — Élaborer sa feuille de route vers un plan d’adaptation   Date : 9 mars 2027  Cette dernière étape méthodologique sera consacrée à la construction de la feuille de route. Elle permettra d’identifier les leviers d’action prioritaires, de les hiérarchiser et de les inscrire dans un plan d’adaptation progressif, réaliste et suivi dans le temps.   Elle comprendra :   Événement de clôture — Partager et enrichir sa feuille de route   Date : à préciser   Un événement de clôture permettra de partager les feuilles de route, de valoriser les travaux engagés et d’identifier les suites possibles, notamment en matière de coopérations territoriales.   À qui s’adresse ce parcours ?   Ce parcours s’adresse à tous types d’acteurs souhaitant structurer ou renforcer leur démarche d’adaptation aux changements climatiques : élus, agents de collectivités, chefs d’entreprise, responsables RSE, climat, risques, QHSE, responsables techniques, acteurs associatifs, établissements d’enseignement et de recherche.   Il est ouvert aux organisations publiques et privées souhaitant mieux comprendre leurs vulnérabilités, construire une stratégie d’adaptation et identifier des actions concrètes à mettre en œuvre.   Modalités d’inscription   Le parcours est gratuit pour les adhérents du Comité 21.   Il est conseillé de participer à plusieurs acteurs d’un même territoire afin de croiser les regards et de travailler collectivement à l’alignement des stratégies d’adaptation. L’enjeu est d’identifier les leviers de coopération permettant de renforcer la cohérence des actions engagées par les collectivités, les entreprises, les associations et les autres parties prenantes locales.   👉 Réservez votre place dès maintenant  Contact :    Justine André – Cheffe de projet climat & territoires : andre@comite21.org 

Littoraux : une nouvelle stratégie nationale pour anticiper le recul du trait de côte

Face à l’accélération de l’érosion côtière et à la montée du niveau de la mer, le Gouvernement a adopté une nouvelle Stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte. Elle doit guider l’action publique jusqu’en 2030 et aider les territoires littoraux à mieux anticiper les effets du changement climatique. ———- Protéger, accompagner ou déplacer : une doctrine assumée La stratégie repose sur un constat désormais largement partagé : il ne sera pas possible de protéger partout et durablement l’ensemble des espaces exposés. Dans certains secteurs, il faudra donc continuer à renforcer les protections ; dans d’autres, accompagner l’évolution naturelle du littoral ou organiser progressivement le déplacement de certains usages et équipements. Miser sur la connaissance et l’anticipation Cette nouvelle doctrine s’appuie davantage sur la connaissance et l’anticipation. Elle prévoit notamment de renforcer l’observation du trait de côte, de développer les outils de modélisation et d’accélérer la réalisation de cartes locales permettant d’identifier les zones les plus exposées dans les prochaines décennies. Une place plus large aux solutions fondées sur la nature Elle accorde également une place plus importante aux solutions fondées sur la nature, comme la restauration des dunes, la renaturation des espaces littoraux ou la préservation des zones capables d’atténuer les effets des tempêtes et des submersions. 60 mesures, cinq grands axes Au total, la stratégie comprend 60 mesures organisées autour de cinq grands axes : mieux connaître les évolutions du littoral, renforcer la planification, accompagner les territoires, développer les solutions d’adaptation et mieux mobiliser les financements. 950 communes littorales concernées L’enjeu est considérable pour les quelque 950 communes littorales françaises. Logements, routes, équipements publics, activités économiques ou touristiques : de nombreux usages sont directement concernés par l’évolution du trait de côte. Le regard du Comité 21 La nouvelle stratégie marque ainsi une évolution importante dans la manière d’aborder l’adaptation : il ne s’agit plus seulement de protéger l’existant, mais aussi de préparer les transformations qui seront nécessaires. Pour le Comité 21, cette approche confirme l’importance d’anticiper suffisamment tôt les effets du changement climatique à l’échelle locale. Les territoires littoraux sont aujourd’hui en première ligne, mais les questions qu’ils doivent résoudre concernent plus largement l’ensemble des territoires : quels usages préserver, quels investissements prioriser et comment organiser collectivement les transformations à venir ? L’enjeu est désormais de traduire cette stratégie en projets concrets et de donner aux collectivités les moyens techniques et financiers nécessaires pour construire leurs trajectoires d’adaptation. En savoir plus

Végétaliser les cours d’école : de l’expérimentation au nouveau standard d’aménagement

Longtemps expérimentée par quelques villes pionnières, la végétalisation des cours d’école est progressivement en train de s’imposer comme une véritable politique d’adaptation aux changements climatiques. La dernière enquête de l’Observatoire des villes vertes, publiée fin août, témoigne de cette évolution : 96 % des collectivités interrogées considèrent désormais que la végétalisation des cours doit devenir un standard d’aménagement. ———- Un mouvement déjà largement engagé Le mouvement est déjà largement engagé. Plus de six collectivités répondantes sur dix déclarent avoir végétalisé au moins un quart de leurs cours d’école. Angers et Saint-Paul, à La Réunion, ont déjà dépassé les 75 %. Près des deux tiers des collectivités interrogées souhaitent avoir transformé au moins la moitié de leurs cours dans les cinq prochaines années, tandis qu’une ville sur cinq vise la totalité de son patrimoine scolaire d’ici 2031. L’été 2026 confirme la vulnérabilité des écoles face aux fortes chaleurs Cette accélération intervient alors que l’été 2026 a une nouvelle fois montré la vulnérabilité des établissements scolaires face aux fortes chaleurs. Lors de la canicule de juin, plus de 13 500 écoles et établissements ont dû adapter leur fonctionnement et près de 3 500 écoles et collèges ont été contraints de fermer temporairement. Avec des vagues de chaleur plus fréquentes, plus précoces et plus intenses, la question du confort thermique dans les établissements scolaires devient un enjeu majeur d’adaptation. Bien plus que planter quelques arbres Végétaliser une cour ne consiste d’ailleurs plus simplement à planter quelques arbres. Toutes les collectivités interrogées créent des zones de pleine terre dans leurs projets. 89 % ont recours au descellement des sols et développent des jardins pédagogiques. D’autres aménagent des classes extérieures, installent des dispositifs de gestion des eaux pluviales ou créent des espaces favorables à la biodiversité. Des bénéfices multiples, pour le climat comme pour les élèves La transformation des cours d’école permet ainsi de répondre simultanément à plusieurs enjeux : apporter de l’ombre et de la fraîcheur, favoriser l’infiltration de l’eau, réduire l’imperméabilisation des sols, accueillir davantage de biodiversité, mais aussi améliorer le bien-être des enfants et proposer de nouveaux usages pédagogiques. Trois collectivités interrogées sur quatre placent d’ailleurs le bien-être, le confort et la santé des élèves parmi leurs motivations. L’enquête révèle surtout que le débat a changé de nature. L’intérêt de ces aménagements semble de moins en moins discuté ; la question est désormais celle de leur généralisation. Le financement, premier obstacle à la généralisation Et c’est précisément là que les difficultés apparaissent. Le financement constitue le premier obstacle, cité par 77 % des collectivités, devant les contraintes techniques liées à certains sites (46 %) et l’entretien dans la durée (42 %). Passer de quelques cours pilotes à la transformation de l’ensemble du patrimoine scolaire suppose donc des investissements importants, mais aussi des compétences techniques, une ingénierie adaptée et une capacité à anticiper la gestion future des espaces végétalisés. Ces résultats doivent toutefois être interprétés avec une certaine prudence : l’enquête repose sur les réponses de 26 collectivités et ne constitue donc pas une photographie exhaustive de l’ensemble des communes françaises. Elle met néanmoins en évidence une tendance forte : l’adaptation des écoles aux nouvelles conditions climatiques devient progressivement un sujet structurant des politiques locales. Le regard du Comité 21 Pour le Comité 21, cette évolution illustre très concrètement ce que signifie l’adaptation des territoires aux changements climatiques. Il ne s’agit plus seulement de disposer de stratégies ou de plans d’adaptation, mais de transformer progressivement les espaces dans lesquels nous vivons, travaillons et apprenons. La végétalisation des cours d’école constitue à ce titre un exemple particulièrement intéressant de solution fondée sur la nature : une action locale et visible qui répond à la fois aux enjeux climatiques, de biodiversité, de gestion de l’eau, de santé et de qualité de vie. Après les expérimentations des dernières années, le véritable défi est désormais celui du changement d’échelle. Faire de la cour végétalisée la norme plutôt que l’exception suppose de l’intégrer dès la conception et la rénovation des établissements scolaires et de donner aux collectivités les moyens financiers et techniques nécessaires pour accélérer cette transformation. En savoir plus

Faire de la transition écologique un projet de souveraineté concrète

Cet article d’Antoine Pellion est issu du séminaire « La souveraineté, levier de relance de la transition écologique », organisé par le Comité 21 le 21 mai 2026. Ce séminaire est l’un des six dédiés aux enjeux de souveraineté mises en place en 2025 et 2026 par la Caisse des Dépôts et plusieurs partenaires think tanks, dont le Comité 21.  Retrouver l’article original ici —- Dans un monde plus instable et plus contraint, la transition écologique peut devenir l’un des principaux moyens de réduire nos vulnérabilités. Encore faut-il la planifier, la financer et la construire avec celles et ceux qui auront à la mettre en œuvre. Pourquoi la transition écologique  se cherche un nouveau souffle La souveraineté comme nouveau cadre de lecture La transition écologique traverse un moment singulier. Elle reste indispensable, mais elle paraît moins assurée dans le débat public. Certaines mesures sont contestées, les investissements ralentissent. On parle volontiers de fatigue, de reflux, parfois même de rejet ou de backlash. Cette lecture me paraît trop simpliste. Ce qui est en cause n’est pas tant l’idée même de transition que la manière dont elle est racontée, organisée et financée. Beaucoup de nos concitoyens perçoivent bien la nécessité d’agir. Ils voient les effets du changement climatique, les tensions sur l’énergie, les fragilités industrielles, les difficultés agricoles, les conflits d’usage autour de l’eau ou des sols. Mais ils attendent aussi que cette transformation soit lisible, juste, progressive et utile dans leur vie quotidienne. Dans ce contexte, la souveraineté peut offrir un cadre utile. À condition de ne pas en faire un mot de repli. La souveraineté dont nous avons besoin n’est pas l’illusion de pouvoir tout produire seuls, ni la tentation de fermer les frontières. Elle renvoie plutôt à une capacité collective : mieux comprendre ce dont nous dépendons, réduire les vulnérabilités les plus critiques, organiser nos ressources, protéger nos infrastructures et retrouver des marges de manœuvre. Vue ainsi, la transition écologique n’apparaît plus comme une contrainte extérieure, mais devient une manière très concrète de reprendre prise sur nos conditions matérielles de vie. Repartir des dépendances réelles La France et l’Europe se sont développées dans un monde où l’accès aux ressources paraissait relativement stable. Les énergies fossiles étaient importées en grandes quantités, les matières premières circulaient, les chaînes de valeur mondialisées permettaient de produire loin, puis de consommer ici. Ce modèle a longtemps donné le sentiment d’une efficacité économique. Mais Il a aussi installé des dépendances profondes, que les crises récentes ont rendues visibles, ainsi que nos vulnérabilités. L’énergie, les matières critiques, les intrants agricoles, certains composants industriels ou les capacités de transformation ne sont pas de simples variables économiques. Ils conditionnent notre capacité à produire, nous chauffer, nous déplacer, nous nourrir, investir et protéger les territoires. La transition écologique touche directement à ces sujets. Moins dépendre des énergies fossiles, mieux utiliser les ressources, préserver les sols, recycler davantage, diversifier certaines productions, développer des infrastructures bas-carbone : ces actions relèvent de l’écologie, mais elles répondent aussi à des enjeux très concrets d’autonomie et de résilience. Nous ne pourrons pas supprimer toutes les interdépendances. Ce ne serait ni réaliste ni souhaitable, mais nous devons mieux choisir celles que nous acceptons, celles que nous devons sécuriser, et limiter celles qui nous exposent trop fortement. Changer de paradigme :  de l’injonction au projet collectif Sortir de l’écologie vécue comme injonction La transition est souvent présentée à travers les gestes individuels. Ces gestes comptent, mais ne suffisent pas à faire une politique de transition. On ne change pas durablement les comportements si les conditions matérielles ne suivent pas, ou si elles ne s’inscrivent pas dans un cadre de politique de transition plus large et acceptée, et c’est un pilier essentiel des transformations à venir. La transition devient en effet plus acceptable lorsqu’elle transforme l’environnement dans lequel les choix se font : infrastructures, prix, accès aux services, organisation des filières, commande publique, fiscalité, accompagnement local. Faire apparaître les bénéfices immédiats Le climat reste évidemment la raison majeure d’agir. Mais il est souvent perçu comme un horizon global, parfois lointain, face auquel les individus se sentent impuissants. La transition doit aussi être reliée à des bénéfices plus proches dont la santé publique est l’un des plus importants. Respirer un air moins pollué, mieux manger, protéger les enfants, vivre dans des logements mieux isolés, supporter les épisodes de chaleur : ce sont des préoccupations quotidiennes. Elles donnent à la transition un contenu beaucoup plus tangible. Une rénovation thermique réduit les émissions, mais elle améliore aussi le confort, la santé et les factures. Une agriculture moins dépendante de certains intrants protège les sols, mais elle peut aussi répondre à des préoccupations alimentaires et sanitaires. Des mobilités moins polluantes améliorent le climat, mais elles réduisent aussi le bruit, la congestion et les maladies liées à la pollution de l’air. Ces co-bénéfices ne sont pas secondaires. Ils peuvent devenir des moteurs d’adhésion, parce qu’ils donnent à voir ce que la transition apporte ici et maintenant. Les ressources naturelles  comme enjeux stratégiques Considérer les sols, l’eau et la biomasse comme des ressources stratégiques Nous parlons souvent de souveraineté à propos de l’énergie, de l’industrie ou du numérique. Nous devrions le faire tout autant à propos des sols, de l’eau, de la biomasse et des ressources vivantes. La qualité des sols conditionne notre capacité à produire demain. La préservation de la ressource en eau également. Les conflits d’usage se multiplient entre agriculture, industrie, énergie, usages domestiques et préservation des milieux et ils vont probablement s’intensifier. La biomasse soulève le même type de difficulté. Elle peut servir à l’alimentation, aux matériaux, à l’énergie, à la chimie, à la fertilisation, à la décarbonation de plusieurs secteurs, mais elle n’est pas infinie. Si chaque filière construit sa stratégie comme si elle disposait seule de la ressource, nous créerons rapidement des contradictions. Ces sujets demandent ainsi une planification plus explicite. Cela supposera d’identifier quels usages sont prioritaires, quelles ressources doivent être préservées, quelles infrastructures doivent être développées, et pour cela, les compromis acceptables. Ce sont des choix collectifs et politiques, localement et à

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