Régional

Électrifier pour décarboner : un changement d’échelle à concrétiser dans les territoires

Électrifier pour décarboner : un changement d’échelle à concrétiser dans les territoires Le gouvernement a dévoilé, le 10 avril 2026, son plan d’électrification des usages, porté par le gouvernement français, dans un contexte de tensions énergétiques internationales et de dépendance persistante aux énergies fossiles. Derrière l’annonce, une ambition claire : accélérer la décarbonation de l’économie française en s’appuyant sur un atout stratégique majeur — une électricité largement produite sur le territoire — et engager une véritable bascule des usages, en particulier dans le bâtiment et les transports. Aujourd’hui encore, près de 60 % du mix énergétique français repose sur des énergies fossiles importées. Cette situation, à la fois climatique, économique et géopolitique, fragilise les territoires et expose les acteurs aux chocs extérieurs. Le plan présenté vise donc un double objectif : réduire cette dépendance tout en relançant la consommation d’électricité décarbonée. Pour y parvenir, le gouvernement annonce un changement d’échelle, avec un doublement des financements consacrés à l’électrification, qui atteindraient 10 milliards d’euros par an d’ici à 2030, par redéploiement des aides existantes. Le secteur du bâtiment est au cœur de cette stratégie. L’interdiction d’installer des chaudières au gaz dans les constructions neuves dès la fin 2026 marque un tournant. Elle s’accompagne d’un objectif massif de déploiement des pompes à chaleur — un million par an d’ici 2030 — et d’un effort ciblé sur le logement social, avec la perspective de sortir deux millions de logements du gaz à horizon 2050. Au-delà des enjeux climatiques, cette orientation vise aussi à réduire la facture énergétique des ménages et à structurer une filière industrielle nationale. Les transports constituent le second levier majeur. Le gouvernement fixe un cap ambitieux : deux voitures neuves sur trois devront être électriques d’ici 2030. La montée en puissance de la production nationale, le renforcement du leasing social — notamment pour les travailleurs essentiels — et les aides à l’électrification des flottes professionnelles traduisent cette volonté d’accélération. Les entreprises, en particulier les PME, sont également ciblées, avec des dispositifs de soutien pouvant aller jusqu’à 100 000 euros pour les véhicules utilitaires et les poids lourds. Pour autant, si les objectifs sont posés, leur mise en œuvre reste largement à construire. Les modalités concrètes, les équilibres financiers et les conditions d’acceptabilité sociale seront déterminants. Car électrifier ne suffit pas : il s’agit de repenser les usages, les infrastructures, les modèles économiques et les pratiques de mobilité. Sans une approche territorialisée et concertée, le risque est réel de voir se creuser les écarts entre territoires, entre acteurs et entre capacités d’adaptation. C’est précisément à ce niveau que se joue l’essentiel. Les transitions énergétiques et de mobilité ne pourront réussir que si elles s’ancrent dans les réalités locales, en associant collectivités, entreprises, acteurs de la mobilité, opérateurs énergétiques et citoyens autour de trajectoires partagées. Dans cette perspective, le Comité 21 s’engage pleinement. À partir de septembre prochain, son établissement Grand Ouest animera une série d’ateliers territoriaux consacrés à la mobilité décarbonée. L’objectif est clair : accompagner les acteurs dans la compréhension des enjeux, partager les retours d’expérience, identifier les freins et faire émerger des solutions concrètes adaptées aux spécificités locales. Ces temps de travail permettront notamment de croiser les enjeux d’électrification, de sobriété, d’aménagement du territoire et d’accessibilité sociale, afin de construire des trajectoires crédibles et opérationnelles. Cette démarche s’inscrit dans l’ADN du Comité 21 : faire dialoguer les acteurs, transformer les ambitions nationales en dynamiques territoriales concrètes et créer les conditions d’une transition à la fois efficace, juste et durable. Car face aux défis énergétiques et climatiques, une chose est certaine : aucune transition ne réussira sans coopération, ni sans ancrage dans les territoires.

Lancement des groupes de travail thématiques

Lancement de nos groupes de travail thématiques le 16 juin prochain ! Venez participer à ces temps d’échange visant à vous accompagner dans la mise en œuvre de vos projets, à faire émerger des coopération et à renforcer l’impact de vos actions en faveur de la transition écologique. 🎯Les objectifs poursuivis : • Mieux appréhender les enjeux de transition écologique de son territoire et de son organisation ; • Identifier des leviers d’action individuels et des sujets de coopération pour répondre aux défis environnementaux ; • S’engager dans la mise en œuvre d’actions concrètes et en mesurer l’impact. 📝Le déroulé : • Des sessions plénières pour travailler la méthodologie de projet et aborder les dimensions stratégiques au travers du partage d’outils pratiques et de témoignages d’experts ; • Des ateliers thématiques sur les enjeux des mobilités, de la ressource en eau et de la nature pour s’inspirer, identifier les leviers d’action et construire ensemble des coopérations. 🔎 Zoom sur l’atelier thématique MOBILITES Les transports représentent le plus gros poste d’émissions de gaz à effet de serre et constituent un sujet de politiques publiques et de changements de comportement. Face à ces défis, comment repenser la mobilité à l’échelle des territoires ? Comment accompagner les usager·ère·s vers des mobilités durables ?  Démarrage des sessions de travail le 23/06. 🔎 Zoom sur l’atelier thématique EAU La disponibilité de la ressource en eau est un enjeu pour l’ensemble des territoires, posant la question de son partage entre acteurs et entre territoires. Travailler à des pratiques plus sobres et une gestion responsable de l’eau nécessite la mise en œuvre de leviers d’action collectifs, multi-acteurs et locaux. Aussi, quelles actions mettre en œuvre pour préserver la ressource en eau à l’échelle de nos territoires ? 📆 Descriptif et calendrier via le lien d’inscription

RAPPORT DU GIEC-PL : EMPLOIS ET CONDITIONS DE TRAVAIL

Le GIEC des Pays de la Loire publie aujourd’hui un rapport spécial sur les emplois et les conditions de travail face aux changements climatiques.  📃   Les changements climatiques ne bouleversent pas seulement les paysages, les ressources ou les infrastructures. Ils transforment également les conditions d’exercice des métiers. Dans les Pays de la Loire, cela concerne des milliers de salariés, d’indépendants, d’agents publics, et dans des secteurs aussi essentiels que l’agriculture, le bâtiment, l’industrie, l’aide à la personne, les transports, la logistique ou le tourisme.  Chaleurs extrêmes, inondations, sécheresses, feux de végétation : avec les impacts des changements climatiques qui se multiplient, ce sont aussi les conditions de travail et la santé des travailleurs qui se dégradent. Cependant, « tous les travailleurs ne sont pas égaux face à ces bouleversements. Selon le secteur d’activité, le métier exercé, le lieu de travail, le statut d’emploi, l’âge, l’état de santé ou la taille de l’organisation, l’exposition et la capacité à se protéger varient fortement. Les changements climatiques agissent ainsi comme un accélérateur des inégalités déjà présentes » soulignent les experts du GIEC-PL.  Les experts rappellent ainsi que l’adaptation du travail ne peut plus être considérée comme un sujet secondaire. Elle constitue un enjeu central de santé des travailleurs, de justice sociale mais aussi de résilience économique. Car on ne protégera pas durablement les activités économiques si l’on ne protège pas d’abord celles et ceux qui les font vivre.  À lire et à diffuser largement ! 🚀   👉 Lien de téléchargement du rapport : cliquez ici

Assemblée générale du Comité 21

Le Comité 21 invite l’ensemble de ses adhérents à participer à son Assemblée Générale annuelle, qui se tiendra le mercredi 24 juin 2026, de 14h à 16h. Afin de faciliter la présence du plus grand nombre, cet événement incontournable de notre vie associative se déroulera en format 100 % distanciel. Temps d’échange privilégié et essentiel pour notre réseau, l’Assemblée Générale est l’occasion de revenir sur les actions menées, de valider les orientations futures et de faire entendre la voix de votre organisation au sein de notre gouvernance. Au programme de cette édition Les documents de travail vous seront transmis en amont de la séance afin de préparer nos échanges. L’ordre du jour s’articulera autour des points suivants : Approbation du compte-rendu de l’Assemblée Générale Ordinaire du 17 novembre 2025. Bilan d’activité et présentation des comptes de l’année 2025. Programmes d’activités et présentation du budget pour 2026. Changement d’adresse de l’établissement national / siège du Comité 21. Comment participer ou se faire représenter ? Votre participation est précieuse. Si vous ne pouvez personnellement pas assister à la réunion, nous vous rappelons que tout collaborateur de votre organisme est habilité à vous représenter. N’hésitez donc pas à faire circuler cette invitation en interne. Dans le cas où personne ne pourrait représenter votre structure, vous avez la possibilité de confier votre pouvoir à un administrateur ou à un autre adhérent de votre choix, afin que votre vote soit bien comptabilisé. Pour la bonne organisation de cet événement, nous vous remercions de nous indiquer votre statut via l’un des liens suivants : Complétez ce formulaire pour confirmer votre participation Complétez ce formulaire si vous ne pouvez pas être présent 👉  Cliquez ici pour rejoindre l’Assemblée Générale le 24 juin de 14h à 16h Un rappel concernant vos cotisations La vitalité de notre association repose sur l’engagement de ses membres. Il est essentiel pour notre fonctionnement que les cotisations soient perçues dans le courant du premier trimestre de l’année. Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir vous assurer que votre organisme est à jour de ses cotisations pour l’année en cours. N’hésitez pas à vous rapprocher de nos équipes pour toute question à ce sujet. Antoine Pellion, Président, et toute l’équipe du Comité 21 espèrent vous retrouver nombreux le 24 juin prochain !

Les régions françaises face aux transitions

Le Comité 21, acteur pionnier du développement durable dans les territoires, et le Pacte mondial de l’ONU – Réseau France, premier réseau d’entreprises françaises engagées pour une économie responsable coordonnent leurs efforts pour renforcer l’accompagnement des entreprises et des territoires et accélérer les transitions vers de nouveaux modèles. Les entreprises ont besoin d’outils et de dialogue avec les parties prenantes pour accélérer leur transition, et il est nécessaire pour les collectivités de s’allier aux acteurs économiques, associatifs et académiques pour transformer leur territoire.   Mais les territoires français présentent une grande diversité de contextes géographiques, sociaux, économiques et environnementaux, qui implique des défis différenciés et des leviers spécifiques qui s’imposent aux acteurs. Parce que les réponses ne peuvent être uniformes, les stratégies de transition requièrent une adaptation fine aux réalités locales, tout en maintenant une cohérence globale avec les objectifs nationaux et européens.   C’est dans cette perspective que le Comité 21 et le Pacte mondial de l’ONU – Réseau France ont conçu la présente étude sur les enjeux écologiques et les dynamiques de coopération des régions de France métropolitaine. En combinant données scientifiques, enquêtes statistiques et éléments de prospective, celle-ci offre un panorama des défis à relever, fournit des données objectives pour en saisir l’ampleur et met en valeur des solutions déjà mises en œuvre. Elle permet un échange de vues avec les acteurs régionaux sur les actions à prioriser.  C’est donc à la fois un outil d’appropriation des problématiques, de dialogue multi-acteurs et de mise en mouvement, en cohérence avec les besoins et les spécificités des territoires. Synthétique et facile d’accès, il permet aux organisations de mieux saisir les besoins de leur écosystème, ses fragilités ou ses forces, et de planifier leurs actions, au service de leur propre résilience et de l’intérêt général.  👉 Découvrez l’étude ici :

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