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Faire de la transition écologique un projet de souveraineté concrète

Cet article d’Antoine Pellion est issu du séminaire « La souveraineté, levier de relance de la transition écologique », organisé par le Comité 21 le 21 mai 2026. Ce séminaire est l’un des six dédiés aux enjeux de souveraineté mises en place en 2025 et 2026 par la Caisse des Dépôts et plusieurs partenaires think tanks, dont le Comité 21.  Retrouver l’article original ici —- Dans un monde plus instable et plus contraint, la transition écologique peut devenir l’un des principaux moyens de réduire nos vulnérabilités. Encore faut-il la planifier, la financer et la construire avec celles et ceux qui auront à la mettre en œuvre. Pourquoi la transition écologique  se cherche un nouveau souffle La souveraineté comme nouveau cadre de lecture La transition écologique traverse un moment singulier. Elle reste indispensable, mais elle paraît moins assurée dans le débat public. Certaines mesures sont contestées, les investissements ralentissent. On parle volontiers de fatigue, de reflux, parfois même de rejet ou de backlash. Cette lecture me paraît trop simpliste. Ce qui est en cause n’est pas tant l’idée même de transition que la manière dont elle est racontée, organisée et financée. Beaucoup de nos concitoyens perçoivent bien la nécessité d’agir. Ils voient les effets du changement climatique, les tensions sur l’énergie, les fragilités industrielles, les difficultés agricoles, les conflits d’usage autour de l’eau ou des sols. Mais ils attendent aussi que cette transformation soit lisible, juste, progressive et utile dans leur vie quotidienne. Dans ce contexte, la souveraineté peut offrir un cadre utile. À condition de ne pas en faire un mot de repli. La souveraineté dont nous avons besoin n’est pas l’illusion de pouvoir tout produire seuls, ni la tentation de fermer les frontières. Elle renvoie plutôt à une capacité collective : mieux comprendre ce dont nous dépendons, réduire les vulnérabilités les plus critiques, organiser nos ressources, protéger nos infrastructures et retrouver des marges de manœuvre. Vue ainsi, la transition écologique n’apparaît plus comme une contrainte extérieure, mais devient une manière très concrète de reprendre prise sur nos conditions matérielles de vie. Repartir des dépendances réelles La France et l’Europe se sont développées dans un monde où l’accès aux ressources paraissait relativement stable. Les énergies fossiles étaient importées en grandes quantités, les matières premières circulaient, les chaînes de valeur mondialisées permettaient de produire loin, puis de consommer ici. Ce modèle a longtemps donné le sentiment d’une efficacité économique. Mais Il a aussi installé des dépendances profondes, que les crises récentes ont rendues visibles, ainsi que nos vulnérabilités. L’énergie, les matières critiques, les intrants agricoles, certains composants industriels ou les capacités de transformation ne sont pas de simples variables économiques. Ils conditionnent notre capacité à produire, nous chauffer, nous déplacer, nous nourrir, investir et protéger les territoires. La transition écologique touche directement à ces sujets. Moins dépendre des énergies fossiles, mieux utiliser les ressources, préserver les sols, recycler davantage, diversifier certaines productions, développer des infrastructures bas-carbone : ces actions relèvent de l’écologie, mais elles répondent aussi à des enjeux très concrets d’autonomie et de résilience. Nous ne pourrons pas supprimer toutes les interdépendances. Ce ne serait ni réaliste ni souhaitable, mais nous devons mieux choisir celles que nous acceptons, celles que nous devons sécuriser, et limiter celles qui nous exposent trop fortement. Changer de paradigme :  de l’injonction au projet collectif Sortir de l’écologie vécue comme injonction La transition est souvent présentée à travers les gestes individuels. Ces gestes comptent, mais ne suffisent pas à faire une politique de transition. On ne change pas durablement les comportements si les conditions matérielles ne suivent pas, ou si elles ne s’inscrivent pas dans un cadre de politique de transition plus large et acceptée, et c’est un pilier essentiel des transformations à venir. La transition devient en effet plus acceptable lorsqu’elle transforme l’environnement dans lequel les choix se font : infrastructures, prix, accès aux services, organisation des filières, commande publique, fiscalité, accompagnement local. Faire apparaître les bénéfices immédiats Le climat reste évidemment la raison majeure d’agir. Mais il est souvent perçu comme un horizon global, parfois lointain, face auquel les individus se sentent impuissants. La transition doit aussi être reliée à des bénéfices plus proches dont la santé publique est l’un des plus importants. Respirer un air moins pollué, mieux manger, protéger les enfants, vivre dans des logements mieux isolés, supporter les épisodes de chaleur : ce sont des préoccupations quotidiennes. Elles donnent à la transition un contenu beaucoup plus tangible. Une rénovation thermique réduit les émissions, mais elle améliore aussi le confort, la santé et les factures. Une agriculture moins dépendante de certains intrants protège les sols, mais elle peut aussi répondre à des préoccupations alimentaires et sanitaires. Des mobilités moins polluantes améliorent le climat, mais elles réduisent aussi le bruit, la congestion et les maladies liées à la pollution de l’air. Ces co-bénéfices ne sont pas secondaires. Ils peuvent devenir des moteurs d’adhésion, parce qu’ils donnent à voir ce que la transition apporte ici et maintenant. Les ressources naturelles  comme enjeux stratégiques Considérer les sols, l’eau et la biomasse comme des ressources stratégiques Nous parlons souvent de souveraineté à propos de l’énergie, de l’industrie ou du numérique. Nous devrions le faire tout autant à propos des sols, de l’eau, de la biomasse et des ressources vivantes. La qualité des sols conditionne notre capacité à produire demain. La préservation de la ressource en eau également. Les conflits d’usage se multiplient entre agriculture, industrie, énergie, usages domestiques et préservation des milieux et ils vont probablement s’intensifier. La biomasse soulève le même type de difficulté. Elle peut servir à l’alimentation, aux matériaux, à l’énergie, à la chimie, à la fertilisation, à la décarbonation de plusieurs secteurs, mais elle n’est pas infinie. Si chaque filière construit sa stratégie comme si elle disposait seule de la ressource, nous créerons rapidement des contradictions. Ces sujets demandent ainsi une planification plus explicite. Cela supposera d’identifier quels usages sont prioritaires, quelles ressources doivent être préservées, quelles infrastructures doivent être développées, et pour cela, les compromis acceptables. Ce sont des choix collectifs et politiques, localement et à

Canicule 2026 : un bilan humain qui impose d’accélérer l’adaptation

Le dernier bilan publié par Santé publique France confirme l’ampleur exceptionnelle de la canicule qui a touché la France entre le 17 juin et le 2 juillet 2026. Selon cette première estimation, 5 764 décès supplémentaires ont été enregistrés sur cette période, soit une surmortalité de 36 %. Un bilan provisoire particulièrement préoccupant qui rappelle que les vagues de chaleur constituent désormais l’un des principaux risques sanitaires liés aux changements climatiques. L’épisode de juin 2026 se distingue par plusieurs caractéristiques exceptionnelles. Santé publique France souligne qu’il a été plus intense que la canicule d’août 2003, tout en étant beaucoup plus précoce dans la saison. Les 24 et 25 juin ont constitué les journées les plus chaudes jamais observées en France et plus de la moitié des décès supplémentaires ont été enregistrés entre le 25 et le 27 juin. Au total, 92 départements, représentant 98,5 % de la population hexagonale, ont été concernés par cet épisode de chaleur. Cette extension géographique exceptionnelle montre que les canicules ne constituent plus un phénomène localisé mais un risque systémique susceptible d’affecter simultanément la quasi-totalité du territoire. Les personnes âgées demeurent les plus vulnérables. Les plus de 75 ans représentent près des deux tiers des décès supplémentaires, avec 3 719 décès en excès. Toutefois, le rapport met également en évidence un phénomène inédit : une augmentation de la mortalité est observée dans toutes les classes d’âge à partir de 15 ans, avec une hausse particulièrement marquée dès 45 ans. Cette évolution confirme que les vagues de chaleur extrêmes concernent désormais l’ensemble de la population et ne peuvent plus être considérées comme un risque limité aux seules personnes âgées. Les décès ont augmenté dans tous les lieux de vie : établissements hospitaliers, domicile et Ehpad. Cette répartition souligne que les conséquences sanitaires de la chaleur dépassent largement les seules situations de fragilité médicale et interrogent plus largement notre capacité collective à protéger les populations pendant ces épisodes extrêmes. Certaines régions ont été particulièrement touchées. L’Île-de-France enregistre près de 2 000 décès supplémentaires, soit une hausse de 81,2 %. Les Pays de la Loire figurent également parmi les régions les plus affectées avec 553 décès supplémentaires, correspondant à une surmortalité de 55,2 %, devant le Grand Est et le Centre-Val de Loire. Ces chiffres confirment ce que les scientifiques alertent depuis plusieurs décennies et que les derniers rapports du GIEC documentent avec précision : sous l’effet du réchauffement climatique, les vagues de chaleur deviennent plus fréquentes, plus longues, plus précoces et plus intenses. En France, les canicules ne constituent plus un événement exceptionnel mais une nouvelle réalité climatique, dont les conséquences sanitaires, sociales et économiques sont appelées à s’accentuer. Pour le Comité 21, ces résultats renforcent l’urgence d’intégrer systématiquement l’adaptation aux changements climatiques dans les politiques d’aménagement, de santé, d’urbanisme et de gestion des espaces publics. Rafraîchissement des villes, végétalisation, désimperméabilisation des sols, lutte contre les îlots de chaleur, adaptation des bâtiments, protection des personnes vulnérables, évolution des conditions de travail ou encore organisation des services publics doivent désormais être pensés de manière coordonnée. Ils soulignent également l’importance d’une approche territorialisée. Les vulnérabilités diffèrent selon les régions, les caractéristiques urbaines ou rurales, la qualité des logements, la présence d’espaces verts, les ressources en eau ou encore les profils démographiques. L’adaptation ne peut donc être uniforme ; elle doit être construite au plus près des réalités locales, en associant l’ensemble des acteurs du territoire. Au-delà de l’émotion suscitée par ce bilan, ces chiffres doivent être considérés comme un signal d’alerte. Les changements climatiques produisent déjà des conséquences humaines majeures. Adapter nos territoires n’est plus seulement une politique environnementale : c’est désormais une exigence de santé publique, de solidarité et de protection des populations. Lire le bilan de Sante Publique France

Élection Présidentielle : quelle société voulons-nous ?

Comment organiser notre société dans un monde marqué par l’accélération des changements climatiques, les tensions géopolitiques, la raréfaction des ressources, la montée des inégalités et la fragilisation des démocraties ? À un an des élections présidentielles, alors que les débats publics se concentrent souvent sur les urgences du quotidien, le Comité 21 publie un rapport qui invite à prendre de la hauteur et à se projeter dans le long terme. Sous la plume de Bettina Laville, il est le fruit de quatre années de travaux associant à la fois des experts, des collectivités locales, des entreprises et des associations.  Six ans après la publication de La Grande Transformation, le constat est sans appel : les crises se multiplient et s’entremêlent. Les promesses d’un retour à un modèle plus soutenable après la pandémie n’ont pas été tenues. L’urgence climatique s’aggrave, la biodiversité continue de s’effondrer, les tensions sur les ressources s’intensifient et les logiques de court terme reprennent souvent le dessus. Face à ces bouleversements, le Comité 21 considère qu’il ne suffit plus d’adapter à la marge nos modes de développement : il faut engager une transformation profonde de nos modèles économiques, sociaux et territoriaux.  Le rapport défend une conviction forte : la transition ne pourra réussir sans redonner toute sa place au temps long, à la connaissance scientifique, à l’éducation, à la participation citoyenne et aux territoires. Il plaide pour une planification écologique plus cohérente, articulant atténuation et adaptation, et appelle à renforcer les capacités de résilience de la société face aux risques climatiques, économiques, sanitaires ou géopolitiques.  Parmi les propositions les plus structurantes figurent l’inscription du principe de non-régression environnementale dans les principes constitutionnels, le déploiement massif de l’éducation au développement durable tout au long de la vie, la création d’un Conseil exécutif des parties prenantes de la planification écologique, la mise en cohérence de l’ensemble des stratégies publiques autour d’horizons communs à 2030, 2040 et 2050, ainsi que l’intégration systématique de l’adaptation aux changements climatiques dans les politiques publiques.  Le Comité 21 appelle également à repenser en profondeur nos indicateurs de richesse, nos systèmes fiscaux et les règles de l’économie afin qu’ils prennent réellement en compte la préservation des ressources naturelles et des biens communs. Il propose notamment d’accélérer le développement de l’économie de fonctionnalité, fondée sur la valeur d’usage plutôt que sur l’accumulation de biens matériels, afin de concilier prospérité, sobriété et souveraineté.  Enfin, le rapport souligne le rôle central des territoires, des collectivités, des entreprises, du monde associatif, des universités et des citoyens dans la construction de ces nouveaux modèles. Plus qu’un simple diagnostic, il constitue une contribution au débat public et une invitation à construire collectivement des trajectoires capables de répondre aux défis du XXIᵉ siècle sans renoncer aux exigences de justice sociale, de démocratie et de soutenabilité.  À travers 45 propositions concrètes, le Comité 21 souhaite ainsi contribuer au débat présidentiel et rappeler qu’au-delà des échéances électorales, la véritable question demeure : quelle société voulons-nous construire pour les décennies à venir ?  Consulter les 5 volumes : Volume 1 : De l’espoir du monde d’après à l’instabilité de la planète | volume 2 : Le temps des choix | Volume 3 : Nature et puissance | Volume 4 : Puissance publique | volume 5 : Économie 4 questions à… Bettina Laville, Présidente-fondatrice du Comité 21, coordinatrice du rapport Après plusieurs années de travaux sur les nouveaux modèles sociétaux, quel est votre principal constat ?  Ce qui me frappe, c’est que nous ne manquons ni de diagnostics ni de solutions. Les propositions existent ; elles sont nombreuses, souvent déjà expérimentées dans les territoires, les entreprises, les associations ou les collectivités. Pourtant, nous avons encore beaucoup de mal à les déployer à grande échelle, et à les financer.  La principale difficulté tient, selon moi, bien sûr à la situation politique, qui ne se prête pas aux élans refondateurs, mais aussi à la superposition des crises. Les changements climatiques, les tensions géopolitiques, les bouleversements technologiques, les fractures sociales ou encore les atteintes à la biodiversité interagissent désormais les uns avec les autres. Les décideurs ont du mal à hiérarchiser les priorités, les financements restent encore trop souvent orientés vers la gestion des conséquences plutôt que vers le traitement des causes, et les citoyens ont parfois le sentiment que l’on colmate les brèches plus que l’on ne construit l’avenir.  Nous sommes entrés dans un monde plus complexe et plus instable. Cela exige de nouvelles manières de penser et d’agir.  Vous évoquez souvent la nécessité de nouveaux modèles. Pourquoi parler de modèles au pluriel ?  Lorsque nous avons commencé ce travail, nous pensions pouvoir identifier les contours d’un nouveau modèle de développement. Au fil des années, j’ai acquis la conviction qu’il n’existe pas de solution unique capable de répondre à l’ensemble des défis auxquels nous sommes confrontés.  Les réponses seront nécessairement multiples, évolutives et adaptées aux réalités des territoires. En revanche, plusieurs principes communs émergent clairement : la nécessité de réconcilier l’économie avec les limites écologiques, de faire de la sobriété une nouvelle forme de prospérité, de renforcer les capacités d’adaptation de nos sociétés, de mieux intégrer le temps long dans les décisions et de développer des formes de gouvernance plus coopératives.  Je suis aussi persuadée qu’il faut renoncer clairement, définitivement, à ce qui retarde l’avènement de nouveaux modèles. Il faut se délester des automatismes nocifs.  Les nouveaux modèles ne naîtront pas d’une grande réforme unique. Ils émergeront progressivement des expérimentations, des innovations et des coopérations que nous saurons mettre en œuvre.  Malgré les crises, êtes-vous optimiste pour l’avenir ?  Je suis lucide avant d’être optimiste. Les années qui viennent seront marquées par des tensions géopolitiques durables, par l’accélération des changements climatiques — annoncée, mais plus forte en France que ne le prévoyaient les premiers modèles — et par des secousses économiques importantes. Il serait illusoire de penser que nous reviendrons au monde d’hier.  Pour autant, je ne crois pas au déclin inéluctable. Je crois à la capacité d’adaptation des sociétés.  Tout au long de cet ouvrage, nous avons montré que les territoires, les entreprises, les citoyens, les chercheurs et les collectivités développent déjà

Quelle place pour la forêt dans l’aménagement du territoire ?

Le Comité 21 membre actif de la FSC France a participé à la table ronde organisée après son Assemblée Générale sur la thématique : quelle place pour la forêt dans l’aménagement du territoire ? Cette table ronde a mis en lumière les enjeux de plus en plus importants auxquels la forêt française est exposée. Face à des défis qui s’accélèrent, la gouvernance apparait trop fragmentée. Ainsi, comment construire une stratégie forestière réellement intégrée ? Qui fixe les grandes orientations ? Comment construire le dialogue au niveau national et local ? La Table ronde se réunissait autour d’Aurelien Sautière, Directeur exécutif de FSC France, qui a modéré les échanges entre : Michaël Weber (Fédération des Parcs naturels régionaux de France et Sénateur de la Moselle), Jacques CHARRON (Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande), Julie Marsaud (WWF-France), françois BONNET (ONF – Office National des Forêts), et Bettina Laville qui représentait le Comité 21. Les échanges ont mis en lumière un constat partagé : la gestion forestière est un sujet d’aménagement des territoires. Face aux effets du changement climatique, elle doit gagner en agilité tout en s’inscrivant dans une vision de long terme, à l’image du temps de croissance des forêts. Cette ambition ne pourra se concrétiser qu’à travers un dialogue territorial renforcé entre l’ensemble des acteurs, à différentes échelles géographiques. Une vision incarnée notamment par les PNR, qui font le choix de « convaincre plutôt que de contraindre ». Bettina Laville a insisté sur le besoin financier et stratégique de solutions locales, en particulier pour faire face à l’entretien des forêts communales, et a annoncé que le Comite 21, dans sa nouvelle organisation territoriale, ferait des propositions en ce sens en 2027. Anne CLERC, Préfète et nouvelle Déléguée interministérielle à la forêt, au bois et à ses usages a conclu la table ronde.

Planification écologique : où en est réellement la France ? 

Le Secrétariat général à la planification écologique (SGPE) a mis en ligne le 18 juin dernier une nouvelle version de son Baromètre de la planification écologique, un outil inédit destiné à suivre l’avancement des principaux objectifs environnementaux fixés par la France. À travers près de 250 indicateurs issus des grandes stratégies nationales – Stratégie nationale bas-carbone (SNBC), Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), loi Agec, plan Eau, stratégie biodiversité ou encore politiques de lutte contre les pollutions – ce tableau de bord offre une photographie précieuse de l’état d’avancement des transitions engagées.   L’initiative mérite d’être saluée. Dans un domaine où les objectifs sont nombreux et parfois difficiles à appréhender, le baromètre apporte davantage de transparence et permet de suivre, de manière accessible, l’écart entre les trajectoires actuelles et les engagements pris par la France. Il constitue également un outil utile pour les collectivités, les entreprises, les associations et l’ensemble des acteurs engagés dans la transition écologique.  Mais au-delà de l’exercice de transparence, les résultats appellent à la vigilance.  Le constat dressé par le SGPE est sans ambiguïté : la France progresse sur certains sujets, mais reste en retard sur plusieurs objectifs structurants. Comme le reconnaissent les concepteurs du baromètre eux-mêmes, « on est rarement en avance sur nos engagements ».   Parmi les principaux points de vigilance figure la lutte contre l’artificialisation des sols. Malgré l’objectif de réduction progressive de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers, les trajectoires actuelles restent insuffisantes pour atteindre les ambitions fixées. Or la préservation des sols constitue un enjeu majeur à la fois pour la biodiversité, la ressource en eau, la souveraineté alimentaire et l’adaptation aux changements climatiques.  La situation est également préoccupante concernant la qualité de l’eau. Une part importante des masses d’eau françaises demeure éloignée du bon état écologique fixé par les directives européennes. Les pressions liées aux pollutions diffuses, aux prélèvements et aux évolutions climatiques continuent de peser lourdement sur les milieux aquatiques.  Le baromètre met aussi en évidence les difficultés rencontrées dans la réduction des déchets ménagers. Malgré les progrès réalisés en matière de tri, de recyclage et d’économie circulaire, les volumes produits restent trop élevés pour respecter les trajectoires prévues par la loi Agec.  Les indicateurs relatifs à la qualité de l’air soulignent également des écarts importants avec les objectifs à atteindre à l’horizon 2030. Les nouveaux seuils européens imposeront des efforts significatifs pour réduire certaines émissions polluantes responsables de nombreux impacts sanitaires.  Plus globalement, le baromètre confirme que les enjeux de biodiversité, de ressources naturelles et de réduction des pollutions demeurent parmi les plus difficiles à traiter. Ces sujets nécessitent souvent des transformations profondes des modèles économiques, agricoles, industriels ou d’aménagement.  L’un des enseignements les plus marquants de cet exercice concerne toutefois l’adaptation aux changements climatiques. Alors même que la France s’est dotée d’un troisième Plan national d’adaptation au changement climatique et que les impacts du réchauffement deviennent chaque année plus visibles, le baromètre ne dispose pas encore d’indicateurs suffisamment robustes pour mesurer les progrès réalisés dans ce domaine. Plusieurs travaux sont en cours, mais l’absence actuelle d’indicateurs opérationnels illustre la difficulté persistante à évaluer concrètement la résilience des territoires, des infrastructures ou des populations face aux risques climatiques.   Cette situation interroge. Car si les émissions de gaz à effet de serre, la consommation énergétique ou les volumes de déchets peuvent être relativement bien mesurés, l’adaptation reste souvent plus difficile à objectiver. Comment mesurer la résilience d’un territoire face aux canicules ? La capacité d’une collectivité à gérer une crise liée à l’eau ? L’évolution de la vulnérabilité des populations ? Ces questions deviennent pourtant centrales à mesure que les effets des changements climatiques s’intensifient.  Pour le Comité 21, ce nouveau baromètre confirme l’importance d’articuler davantage les politiques nationales et les dynamiques territoriales. Les trajectoires environnementales ne pourront être atteintes sans une mobilisation renforcée des collectivités, des entreprises, des associations et des citoyens. Les Conférences régionales de la planification écologique ont constitué une première étape importante, mais leur traduction opérationnelle reste désormais l’enjeu principal.   Au-delà des chiffres, le baromètre rappelle surtout que la transition écologique est un exercice de long terme qui exige de la cohérence, de la continuité et de la capacité à mesurer objectivement les progrès réalisés. Il montre également que les défis restent considérables et que les prochaines années seront déterminantes pour respecter les engagements climatiques, environnementaux et de préservation des ressources que la France s’est fixés.  Car si mesurer les écarts est indispensable, la véritable question demeure : comment accélérer suffisamment pour les réduire ?  En savoir +

Centre-Val de Loire : repenser l’habitabilité des territoires face aux transitions

Comment continuer à habiter durablement les territoires dans un contexte de changements climatiques, d’évolutions démographiques et de transformations sociales profondes ? C’est à cette question que la Région Centre-Val de Loire souhaite répondre à travers sa nouvelle démarche « Habiter le Centre-Val de Loire – Repenser le jardin de la France », officiellement lancée le 12 juin à Orléans. Cette initiative part d’un constat simple : les modèles d’aménagement hérités du passé ne suffisent plus à répondre aux défis actuels. Les territoires doivent désormais composer avec des épisodes de chaleur plus intenses, des tensions croissantes sur l’eau, des risques d’inondation, des besoins en logement, des mobilités à transformer, des services publics à maintenir et des équilibres à préserver entre espaces ruraux, villes moyennes et centralités urbaines. La notion d’habitabilité permet précisément de poser ces questions ensemble. Elle ne se limite pas au logement ou à l’urbanisme. Elle interroge les conditions concrètes qui permettent à un territoire de rester vivable, accueillant, résilient et désirable : accès à l’eau, qualité des sols, présence de nature, confort d’été, proximité des services, mobilités du quotidien, cohésion sociale, capacité d’adaptation des équipements et qualité du cadre de vie. Avec cette démarche, la Région souhaite construire une vision partagée de l’avenir régional, en associant largement collectivités, élus locaux, architectes, urbanistes, aménageurs, chercheurs, acteurs économiques, culturels et citoyens. L’objectif est de dépasser une approche strictement technique ou réglementaire de l’aménagement pour ouvrir un débat plus large : comment voulons-nous habiter le Centre-Val de Loire demain ? La démarche se veut aussi très opérationnelle. Un appel sera lancé pour identifier des projets locaux cohérents avec cette nouvelle manière d’habiter le territoire. Ces projets pourront être accompagnés par la Région dans le cadre d’un dispositif d’accélération, avec une enveloppe de 500 000 euros issue du Feder. L’enjeu sera de soutenir des démonstrateurs concrets, observables et évaluables, capables d’inspirer d’autres territoires. L’accompagnement des élus locaux constitue un autre axe central. Parce qu’ils sont en première ligne dans les choix d’aménagement, les élus doivent pouvoir disposer de repères, d’outils et d’exemples pour faire évoluer leurs projets. La Région entend s’appuyer notamment sur ses contrats d’aménagement avec les collectivités, qui représentent 400 millions d’euros sur six ans, afin d’intégrer plus fortement les enjeux climatiques, sociaux et territoriaux dans les décisions d’investissement. La démarche accordera également une place importante aux ateliers territoriaux. Ces temps de travail permettront de faire dialoguer des acteurs qui ne se rencontrent pas toujours : élus, techniciens, habitants, professionnels de l’aménagement, artistes, architectes, associations ou acteurs économiques. Cette méthode est essentielle, car l’habitabilité d’un territoire ne peut être pensée depuis un seul point de vue. Elle suppose de croiser les usages, les besoins, les contraintes et les imaginaires. L’initiative s’appuie aussi sur la culture et l’architecture comme leviers de projection collective. L’exposition « Living with – Faire avec », présentée au Frac d’Orléans, montre comment l’architecture peut aider à penser des manières d’habiter avec l’existant, avec la nature, avec les vulnérabilités ou encore avec les territoires abîmés. Elle rappelle que les transitions ne relèvent pas seulement de normes ou d’investissements, mais aussi de notre capacité à imaginer d’autres futurs possibles. Cette dimension est particulièrement importante. Pour transformer les territoires, il ne suffit pas d’aligner des objectifs. Il faut aussi construire un récit commun, donner à voir des solutions, rendre désirables des changements parfois perçus comme contraignants. En ce sens, l’imaginaire devient une ressource pour l’action publique. Les cinq piliers de la démarche résument bien cette ambition : anticiper plutôt que subir ; mettre les élus au cœur de la fabrique territoriale ; expérimenter sur le terrain ; mobiliser la créativité et la culture ; construire un récit régional partagé. Ils traduisent une volonté de faire de l’aménagement un levier de transformation, et non une simple réponse aux contraintes. Cette approche rejoint pleinement les convictions du Comité 21. Les transitions écologiques, sociales et économiques ne peuvent réussir que si elles sont territorialisées, appropriées par les acteurs locaux et construites dans la coopération. Les enjeux de sobriété foncière, d’adaptation aux changements climatiques, de protection du vivant, de santé, de mobilité ou de logement doivent désormais être pensés ensemble, à l’échelle des bassins de vie. Le Comité 21 accompagne précisément ces dynamiques en créant des espaces de dialogue entre collectivités, entreprises, associations, chercheurs et citoyens. Son rôle est de faciliter le passage de la prise de conscience à l’action, en aidant les territoires à identifier leurs vulnérabilités, à partager les connaissances, à structurer des coopérations et à faire émerger des solutions adaptées aux réalités locales. L’initiative lancée en Centre-Val de Loire illustre ainsi une évolution majeure des politiques territoriales. Il ne s’agit plus seulement de planifier le développement, mais de garantir la capacité des territoires à rester habitables dans un monde en transformation rapide. Cette question deviendra centrale dans les années à venir, car elle conditionne directement la résilience des territoires, la qualité de vie des habitants et la cohésion sociale. Repenser l’habitabilité, c’est finalement poser une question simple mais décisive : comment continuer à vivre ici, demain, dans de bonnes conditions ? C’est à partir de cette question que peuvent se construire des politiques publiques plus justes, plus sobres et plus adaptées aux défis du siècle.

Le Comité 21 lance son nouveau parcours adaptation 2026-2027

  Parcours d’accompagnement sur l’adaptation aux changements climatiques   Le Comité 21 propose un parcours d’accompagnement pour aider les acteurs publics et privés à construire, ensemble, des stratégies d’adaptation aux changements climatiques.   Face à des impacts climatiques déjà visibles et appelés à s’intensifier, l’adaptation suppose en effet de croiser les diagnostics, d’aligner les stratégies et de renforcer les coopérations entre les collectivités locales, les acteurs socio-économiques et les habitants du territoire. L’objectif est de constituer de véritables équipes territoriales de l’adaptation, capables de passer d’une lecture partagée des vulnérabilités à des actions coordonnées.   Ce parcours s’inscrit dans le cadre du 3e Plan national d’adaptation au changement climatique et s’appuiera sur la TRACC, trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation, qui retient l’hypothèse d’une France hexagonale à +2 °C en 2030, +2,7 °C en 2050 et +4 °C en 2100.   👉 Découvrez la plaquette ici :  Objectifs du parcours   Le parcours vise à accompagner les organisations d’un même territoire, dans la construction d’une démarche d’adaptation structurée, progressive et opérationnelle.   Il permettra aux participants de :   4 étapes pour structurer un plan d’action   Le parcours est organisé autour de quatre grandes étapes  en visioconférence, avec l’intervention d’experts, des témoignages d’acteurs publics et privés, et la présentation d’outils méthodologiques :   Calendrier du parcours   Étape 1 — Appréhender les changements climatiques et leurs impacts à l’échelle locale   Date : 15 septembre 2026   Cette première étape permettra de poser un socle commun de compréhension des changements climatiques et de leurs impacts socio-économiques à l’échelle locale.   Elle comprendra :   Étape 2 — Identifier les vulnérabilités de son territoire et de son organisation   Date : 17 novembre 2026   Cette étape sera consacrée à la notion de vulnérabilité, en croisant l’exposition aux aléas, la sensibilité des territoires et des organisations, et leur capacité d’adaptation.   Elle comprendra :   Étape 3 — Mobiliser les parties prenantes et identifier les modalités de coopération   Date : 19 janvier 2027   Cette session permettra de travailler le rôle des parties prenantes dans les démarches d’adaptation, à la fois comme facteurs potentiels de vulnérabilité et comme leviers de résilience collective.   Elle comprendra :   Étape 4 — Élaborer sa feuille de route vers un plan d’adaptation   Date : 9 mars 2027  Cette dernière étape méthodologique sera consacrée à la construction de la feuille de route. Elle permettra d’identifier les leviers d’action prioritaires, de les hiérarchiser et de les inscrire dans un plan d’adaptation progressif, réaliste et suivi dans le temps.   Elle comprendra :   Événement de clôture — Partager et enrichir sa feuille de route   Date : à préciser   Un événement de clôture permettra de partager les feuilles de route, de valoriser les travaux engagés et d’identifier les suites possibles, notamment en matière de coopérations territoriales.   À qui s’adresse ce parcours ?   Ce parcours s’adresse à tous types d’acteurs souhaitant structurer ou renforcer leur démarche d’adaptation aux changements climatiques : élus, agents de collectivités, chefs d’entreprise, responsables RSE, climat, risques, QHSE, responsables techniques, acteurs associatifs, établissements d’enseignement et de recherche.   Il est ouvert aux organisations publiques et privées souhaitant mieux comprendre leurs vulnérabilités, construire une stratégie d’adaptation et identifier des actions concrètes à mettre en œuvre.   Modalités d’inscription   Le parcours est gratuit pour les adhérents du Comité 21.   Il est conseillé de participer à plusieurs acteurs d’un même territoire afin de croiser les regards et de travailler collectivement à l’alignement des stratégies d’adaptation. L’enjeu est d’identifier les leviers de coopération permettant de renforcer la cohérence des actions engagées par les collectivités, les entreprises, les associations et les autres parties prenantes locales.   👉 Réservez votre place dès maintenant  Contact :    Justine André – Cheffe de projet climat & territoires : andre@comite21.org 

Nouveaux mandats : une journée pour passer à l’action en Normandie

Les transitions écologiques, sociales et économiques s’invitent désormais au cœur des décisions locales. Aménagement, logement, mobilités, énergie, adaptation aux changements climatiques, maîtrise des dépenses publiques ou encore attractivité territoriale : les élus et les services des collectivités sont aujourd’hui confrontés à des arbitrages de plus en plus complexes, dans un contexte marqué par de fortes incertitudes et des contraintes budgétaires accrues. Comment affiner votre feuille de route et préparer vos arbitrages ? Comment embarquer votre collectif autour d’une trajectoire plus durable ? Comment répondre aux besoins de votre territoire (habitat, activités, services, mobilités, énergie…) tout en tenant compte des enjeux environnementaux ? Comment garantir la pérennité de vos projets et de vos investissements ? Pour accompagner les collectivités dans ces réflexions, le Comité 21 participera à l’étape normande de la tournée nationale dédiée aux nouveaux mandats locaux, organisée le 10 juin 2026 à Caen, dans l’hémicycle de la Communauté urbaine Caen la mer. Cette rencontre est coorganisée avec France Villes et territoires Durables, France urbaine, Association des directeurs généraux des communautés de France, Efficacity, Association des ingénieurs et ingénieurs en chef territoriaux de France, ADT INET. Pensée comme une journée de travail opérationnelle, cette étape normande proposera aux élus et aux agents territoriaux des retours d’expérience, des méthodes éprouvées et des études de cas concrètes permettant de passer rapidement de l’intention à l’action. Les participants pourront échanger avec des collectivités engagées, découvrir des démarches innovantes et identifier des leviers mobilisables sur leurs propres territoires. L’objectif est d’apporter des réponses concrètes aux défis du mandat : planifier les transitions, adapter les territoires aux changements climatiques, développer des mobilités durables, répondre aux besoins en logement et en services, maîtriser les consommations énergétiques ou encore renforcer la résilience des équipements publics. Pour le Comité 21, cette journée s’inscrit pleinement dans sa mission d’accompagnement des collectivités territoriales. Plus que jamais, les territoires ont besoin d’espaces de dialogue, de partage d’expériences et d’outils méthodologiques pour construire des politiques publiques à la hauteur des enjeux contemporains. Les nouveaux mandats représentent à cet égard une opportunité majeure pour engager ou accélérer les transformations nécessaires. Rendez-vous le 10 juin 2026 de 9h à 17h, à l’hémicycle de la Communauté urbaine Caen la mer, 16 rue Rosa Parks à Caen, pour cette journée dédiée aux solutions concrètes au service des territoires normands.

Planifier et financer la résilience ​des territoires

Le 19 mai 2026, le Comité 21 a organisé son deuxième webinaire thématique autour de la résilience des territoires. Face aux aléas climatiques, aux problématiques de gestion des ressources et à la nécessité de préserver la cohésion sociale, il est indispensable de planifier la résilience des territoires. Pour concilier enjeux environnementaux, économiques et sociaux dans un contexte de forte incertitude et de budgets contraints, les coopérations entre acteurs publics et privés sont incontournables. Comment planifier et financer les démarches de résilience dans les territoires? A l’heure où les nouveaux élus municipaux doivent définir leur politique d’investissements et que l’Union européenne revoit le cadre de ses financements régionaux, quels leviers activer pour construire ensemble des solutions pragmatiques ? Intervenants : Un replay est disponible pour les adhérents dans notre Centre de ressources. Retrouvez le support de présentation ici :

Nouveaux mandats : une journée pour passer à l’action en Normandie

Les transitions écologiques, sociales et économiques s’invitent désormais au cœur des décisions locales. Aménagement, logement, mobilités, énergie, adaptation aux changements climatiques, maîtrise des dépenses publiques ou encore attractivité territoriale : les élus et les services des collectivités sont aujourd’hui confrontés à des arbitrages de plus en plus complexes, dans un contexte marqué par de fortes incertitudes et des contraintes budgétaires accrues. Comment affiner votre feuille de route et préparer vos arbitrages ? Comment embarquer votre collectif autour d’une trajectoire plus durable ? Comment répondre aux besoins de votre territoire (habitat, activités, services, mobilités, énergie…) tout en tenant compte des enjeux environnementaux ? Comment garantir la pérennité de vos projets et de vos investissements ? Pour accompagner les collectivités dans ces réflexions, le Comité 21 participera à l’étape normande de la tournée nationale dédiée aux nouveaux mandats locaux, organisée le 10 juin 2026 à Caen, dans l’hémicycle de la Communauté urbaine Caen la mer. Cette rencontre est coorganisée avec France Villes et territoires Durables, France urbaine, Association des directeurs généraux des communautés de France, Efficacity, Association des ingénieurs et ingénieurs en chef territoriaux de France, ADT INET. Pensée comme une journée de travail opérationnelle, cette étape normande proposera aux élus et aux agents territoriaux des retours d’expérience, des méthodes éprouvées et des études de cas concrètes permettant de passer rapidement de l’intention à l’action. Les participants pourront échanger avec des collectivités engagées, découvrir des démarches innovantes et identifier des leviers mobilisables sur leurs propres territoires. L’objectif est d’apporter des réponses concrètes aux défis du mandat : planifier les transitions, adapter les territoires aux changements climatiques, développer des mobilités durables, répondre aux besoins en logement et en services, maîtriser les consommations énergétiques ou encore renforcer la résilience des équipements publics. Pour le Comité 21, cette journée s’inscrit pleinement dans sa mission d’accompagnement des collectivités territoriales. Plus que jamais, les territoires ont besoin d’espaces de dialogue, de partage d’expériences et d’outils méthodologiques pour construire des politiques publiques à la hauteur des enjeux contemporains. Les nouveaux mandats représentent à cet égard une opportunité majeure pour engager ou accélérer les transformations nécessaires. Rendez-vous le 10 juin 2026 de 9h à 17h, à l’hémicycle de la Communauté urbaine Caen la mer, 16 rue Rosa Parks à Caen, pour cette journée dédiée aux solutions concrètes au service des territoires normands. 👉 Pour en savoir plus

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