Actualités

RAPPORT DU GIEC-PL : les impacts des changement climatiques sur la santé des populations

Le GIEC des Pays de la Loire publie aujourd’hui un rapport spécial sur les impacts des changements climatiques sur la santé des populations : comprendre, anticiper et agir 📃   Dans les Pays de la Loire comme ailleurs, les changements climatiques ne constituent plus une menace abstraite pour la santé. Ils affectent déjà les corps, les esprits, les conditions de vie, les équilibres territoriaux et les capacités collectives de protection.   Canicules plus fréquentes, dégradation de la qualité de l’air et de l’eau, allergies en hausse ou encore apparition de nouveaux risques sanitaires ont désormais des effets directs sur les populations. “ Les impacts sanitaires des changements climatiques ne relèvent pas d’un risque sectoriel supplémentaire, mais d’une transformation systémique des déterminants mêmes de la santé” soulignent les expert·es du GIEC-PL.   Face à ces évolutions, tous les habitants ne sont pas exposés de la même manière. Les personnes âgées, les enfants, les femmes, les personnes précaires ou en moins bonne santé sont en première ligne.  Pour les experts du GIEC-PL “la santé doit être regardée non comme une conséquence parmi d’autres des changements climatiques, mais comme l’un des prismes les plus puissants pour penser l’adaptation du territoire.”  👉 Télécharger le rapport du GIEC-PL

L’observatoire Copernicus confirme l’accélération du réchauffement en Europe

Le dernier rapport sur l’état du climat en Europe publié par l’observatoire Copernicus et l’organisation météorologique mondiale confirme l’accélération du réchauffement sur le continent européen. Les données pour l’année 2025 montrent une aggravation des phénomènes climatiques extrêmes et une pression croissante sur les ressources naturelles, les écosystèmes et les territoires. Selon le rapport, 95 % du continent européen a connu des températures annuelles supérieures à la moyenne de la période 1991-2020. L’année 2025 a également enregistré la deuxième vague de chaleur la plus sévère jamais observée en Europe. Certaines régions ont connu des niveaux de chaleur exceptionnels : dans le sud et l’est de l’Espagne, le nombre de jours avec des températures supérieures à 32 °C a dépassé de cinquante jours la moyenne habituelle. Le rapport souligne que l’Europe et l’Arctique demeurent les régions du monde qui se réchauffent le plus rapidement. Cette dynamique affecte particulièrement les territoires les plus froids, où la neige et la glace jouent pourtant un rôle essentiel dans la régulation climatique. En 2025, les régions subarctiques de Norvège, de Finlande et de Suède ont connu la pire vague de chaleur jamais enregistrée, avec vingt-et-un jours consécutifs de températures extrêmes et des pics dépassant les 30 °C à l’intérieur du cercle polaire arctique. Les conséquences sont déjà très visibles. La surface enneigée de l’Europe a atteint son niveau le plus bas depuis le début des observations en 1983, avec une diminution de 31 % par rapport à la moyenne. Les glaciers européens continuent également de perdre massivement de la glace. L’Islande a ainsi enregistré la deuxième perte de masse glaciaire la plus importante de son histoire récente. Les milieux marins subissent eux aussi une pression croissante. La température moyenne de surface des mers européennes a atteint un niveau record pour la quatrième année consécutive. En Méditerranée, les températures observées figurent parmi les plus élevées jamais enregistrées. Plus de 86 % des eaux européennes ont connu des vagues de chaleur marines considérées comme fortes, et plus d’un tiers du territoire maritime a subi des conditions qualifiées de sévères ou extrêmes. Cette évolution exerce une pression directe sur la ressource en eau. En 2025, 70 % des cours d’eau européens ont enregistré des débits inférieurs à la moyenne, tandis que l’année figure parmi les trois plus sèches depuis le début des mesures de l’humidité des sols en 1992. Dès le mois de mai, plus de la moitié du continent européen était touchée par des conditions de sécheresse. Ces phénomènes ont fortement contribué à l’augmentation des incendies de forêt. Plus d’un million d’hectares ont brûlé en Europe en 2025, un niveau record qui a particulièrement touché l’Espagne, Chypre, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l’Allemagne. Le rapport alerte également sur les conséquences croissantes pour la biodiversité. Les vagues de chaleur, la sécheresse et les incendies fragilisent des écosystèmes déjà vulnérables, qu’il s’agisse des prairies marines méditerranéennes, des zones humides ou encore des tourbières, essentielles au stockage du carbone et à la régulation de l’eau. Au-delà des chiffres, ce rapport confirme surtout une accélération des transformations climatiques en Europe. Les phénomènes observés ne relèvent plus d’événements exceptionnels isolés, mais d’une tendance structurelle qui modifie profondément les équilibres environnementaux et les conditions de vie sur le continent. Ces constats renforcent la nécessité d’accélérer les stratégies d’adaptation dans les territoires. Gestion de l’eau, protection des populations face aux fortes chaleurs, préservation des écosystèmes, évolution des pratiques d’aménagement ou encore transformation des modèles agricoles deviennent des enjeux centraux pour les collectivités et les acteurs territoriaux. Face à ces défis, le Comité 21 poursuit son engagement pour accompagner les territoires dans la mise en œuvre de trajectoires d’adaptation concrètes et opérationnelles. À travers ses travaux, ses démarches d’accompagnement et ses espaces de coopération, l’association contribue à renforcer la capacité des acteurs à anticiper les effets déjà visibles des changements climatiques et à construire des réponses collectives adaptées aux réalités locales. 👉Lire le rapport ici

LIFE 2026 : un levier stratégique pour accélérer les transitions territoriales

Le Ministère de la Transition écologique a annoncé l’ouverture de l’appel à projets LIFE 2026, principal instrument financier de l’Union européenne dédié à l’environnement, au climat et à la transition énergétique. Doté de 5,43 milliards d’euros sur la période 2021-2027, le programme LIFE soutient des projets concrets, innovants et reproductibles permettant d’accélérer les transitions écologiques dans les territoires européens. Pour l’appel 2026, près de 600 millions d’euros devraient être mobilisés à l’échelle européenne pour financer des projets dans plusieurs domaines : biodiversité, adaptation aux changements climatiques, économie circulaire, qualité de l’air, gestion de l’eau, efficacité énergétique, énergies renouvelables ou encore transition énergétique des territoires. Depuis plus de trente ans, le programme LIFE accompagne des initiatives très diverses : adaptation aux changements climatiques, préservation de la biodiversité, renaturation des espaces urbains, gestion de l’eau, économie circulaire, réduction des émissions de gaz à effet de serre, mobilité durable, efficacité énergétique ou encore résilience des territoires face aux risques climatiques. Il constitue aujourd’hui l’un des principaux outils européens permettant d’expérimenter de nouvelles solutions, de structurer des coopérations entre acteurs et de changer d’échelle dans la mise en œuvre des transitions. Le programme LIFE présente également une spécificité importante : il ne finance pas uniquement des investissements techniques. Il soutient aussi des démarches territoriales, des projets de coopération, des expérimentations locales, des outils de gouvernance, des actions de sensibilisation ou encore des dynamiques d’innovation collective. Les taux de financement peuvent atteindre jusqu’à 60 % des coûts éligibles — et parfois 75 % pour certains projets liés à la biodiversité et aux habitats prioritaires. Pour les collectivités, entreprises, associations, établissements publics ou acteurs de la recherche, LIFE représente ainsi une opportunité stratégique. Dans un contexte marqué par la réduction des marges budgétaires et l’intensification des besoins d’adaptation, ces financements européens peuvent permettre de lancer des projets structurants qui n’auraient pas pu émerger autrement. Ils offrent également un cadre propice aux coopérations entre territoires et à la diffusion de solutions innovantes à l’échelle européenne. Pourtant, malgré ce potentiel, le programme LIFE reste encore insuffisamment mobilisé par de nombreux acteurs territoriaux français. Les raisons sont connues : complexité des procédures européennes, manque d’ingénierie de projet, difficulté à construire des consortiums, méconnaissance des appels ou encore manque de temps et de ressources humaines pour préparer des candidatures solides. Ces freins touchent particulièrement les petites collectivités, les structures associatives et les acteurs locaux disposant de moyens limités, alors même qu’ils portent souvent des initiatives particulièrement innovantes et ancrées dans les territoires. Face à ce constat, le Comité 21 renforcera son action d’accompagnement des acteurs territoriaux. Avec le soutien du ministère de la Transition écologique, l’association animera prochainement une série de six webinaires consacrés aux projets LIFE, afin de mieux faire connaître ce dispositif et de favoriser l’émergence de nouvelles candidatures. Cette démarche s’inscrit également dans une logique d’anticipation : un nouvel appel LIFE sera proposé en 2027 et nécessite d’être préparé dès maintenant, compte tenu du temps nécessaire à la structuration des partenariats, à la définition des projets et au montage des dossiers. Ces webinaires, organisés par grandes zones géographiques, auront pour ambition de rendre le programme plus accessible et plus concret pour les acteurs de terrain. Ils permettront de présenter les priorités de l’appel LIFE 2026, les différentes catégories de projets soutenus, les critères de sélection, les modalités de financement ainsi que les attentes de la Commission européenne en matière d’impact, de gouvernance et de reproductibilité. Une attention particulière sera portée aux retours d’expérience. Des porteurs de projets viendront partager les enseignements tirés de leurs démarches : construction de partenariats, mobilisation des financements, articulation avec les politiques territoriales, difficultés rencontrées ou encore facteurs de réussite. L’objectif est de permettre aux participants de mieux appréhender la réalité des projets LIFE et de lever certains freins souvent liés à la complexité supposée des dispositifs européens. Ces temps d’échange viseront également à créer des dynamiques collectives entre acteurs. Car au-delà du financement, les projets LIFE constituent souvent de véritables accélérateurs de coopération territoriale. Ils permettent de faire dialoguer collectivités, entreprises, associations, chercheurs et citoyens autour d’objectifs communs, tout en favorisant l’expérimentation et l’innovation. À travers cette initiative, le Comité 21 poursuit son engagement pour renforcer la capacité des territoires à passer à l’action et à mobiliser des financements adaptés aux défis écologiques et climatiques. 👉 En savoir plus

Climat et santé : l’alerte sanitaire du Lancet pour l’Europe

Le nouveau rapport 2026 du The Lancet Countdown consacré à la santé et aux changements climatiques en Europe vient d’être publié. Et les conclusions sont particulièrement préoccupantes : les effets sanitaires du réchauffement climatique s’intensifient rapidement sur le continent, tandis que les réponses politiques et sociétales restent encore insuffisantes face à l’ampleur des risques. Les indicateurs révèlent une forte aggravation des impacts liés à la chaleur. Entre la période 2015-2024 et la période 1991-2000, 99,6 % des régions européennes étudiées ont enregistré une augmentation des décès attribuables à la chaleur, avec une hausse moyenne annuelle de 52 décès supplémentaires par million d’habitants. Dans le même temps, le nombre quotidien d’alertes sanitaires liées aux fortes chaleurs a progressé de 318 %. Les populations les plus vulnérables sont particulièrement exposées. L’exposition à des températures dangereuses a augmenté de 1,17 milliard de journées-personnes chez les nourrissons et les personnes âgées de plus de 65 ans (+254 %). Le rapport montre également que les conditions climatiques rendent de plus en plus difficile l’exercice d’activités physiques ou professionnelles : le nombre moyen d’heures durant lesquelles une activité légère ou modérée devient dangereuse en raison de la chaleur a augmenté de 88 %. Les conséquences dépassent largement les seuls épisodes caniculaires. Le rapport souligne une progression importante des risques sanitaires indirects. La capacité de transmission du virus de la dengue a augmenté de 297 % en Europe entre 2015 et 2024 par rapport à la période 1981-2010, conséquence directe de l’évolution des conditions climatiques favorables aux moustiques vecteurs. Parallèlement, les saisons polliniques se prolongent de une à deux semaines, augmentant la durée d’exposition des personnes souffrant d’allergies respiratoires. Le rapport met également en évidence l’impact croissant des changements climatiques sur le travail et les conditions de vie. Entre 2000 et 2023, la perte de disponibilité de la main-d’œuvre liée à la chaleur est estimée à environ 24 heures par travailleur et par an en Europe. Les secteurs de la construction et de l’agriculture apparaissent particulièrement vulnérables, en raison de l’exposition directe des travailleurs aux fortes températures. L’étude insiste surtout sur les profondes inégalités face aux risques climatiques. Les ménages à faibles revenus présentent un risque supérieur de 10,9 % de souffrir d’insécurité alimentaire liée aux vagues de chaleur et aux sécheresses par rapport aux ménages aux revenus moyens. Les régions les plus pauvres sont également davantage exposées aux incendies de forêt et disposent souvent d’un accès plus limité aux espaces verts, pourtant essentiels pour limiter les effets des fortes chaleurs. Autre élément préoccupant mis en avant par le Lancet : malgré l’accumulation des données scientifiques sur les liens entre climat et santé, l’engagement des décideurs publics, des entreprises, des médias et des citoyens sur ces sujets a connu un recul en 2023. Une évolution qui inquiète les auteurs du rapport, alors même que les impacts sanitaires deviennent de plus en plus visibles. Le rapport souligne toutefois un signal encourageant : les actions en justice relatives au climat prennent une importance croissante et contribuent à renforcer la reconnaissance des enjeux sanitaires liés aux changements climatiques. La position récente de la Cour internationale de Justice, rappelant l’obligation juridique des États d’agir contre le changement climatique et d’en reconnaître les conséquences sur la santé humaine, marque à ce titre une évolution importante. Ce rapport rappelle finalement une réalité désormais incontournable : les changements climatiques constituent aussi une crise sanitaire majeure. Les enjeux de chaleur, de qualité de l’air, d’accès à l’eau, d’alimentation, de conditions de travail ou encore de santé mentale deviennent des dimensions centrales des politiques climatiques et d’adaptation. Ces enjeux sont pleinement au cœur des travaux portés par le Comité 21 et le GIEC des Pays de la Loire, qui préparent actuellement un rapport consacré aux liens entre santé et changements climatiques dans les Pays de la Loire. L’objectif sera notamment de mieux documenter les vulnérabilités sanitaires des territoires, les impacts déjà observables et les leviers d’adaptation à mobiliser pour protéger les populations face à l’intensification des risques climatiques. 👉 Lire le rapport ici

CatNat : un modèle sous pression climatique

Quarante ans après sa création, le régime français d’assurance des catastrophes naturelles — dit régime CatNat — demeure un pilier essentiel de la solidarité face aux risques climatiques. Dans un rapport publié le 27 avril 2026, la Cour des comptes souligne son efficacité, à la fois financière et sociale, tout en alertant sur les tensions croissantes provoquées par les changements climatiques. Fondé sur un partenariat original entre assureurs privés, État et Caisse centrale de réassurance, le régime CatNat repose sur un principe simple : mutualiser les risques à travers une surprime obligatoire intégrée aux contrats d’assurance. Depuis plus de quatre décennies, ce modèle a permis d’indemniser 3,6 millions de sinistres pour plus de 50 milliards d’euros, tout en maintenant une relative égalité d’accès à l’assurance entre territoires. Cette logique de solidarité constitue l’une des grandes forces du système français. Sans ce mécanisme, certains territoires particulièrement exposés — notamment ultramarins — verraient les coûts d’assurance exploser. Jusqu’à présent, le régime est resté globalement soutenable, ne nécessitant qu’une seule intervention exceptionnelle de l’État après les tempêtes de 1999. Mais les équilibres historiques vacillent désormais sous l’effet de l’intensification des aléas climatiques. La multiplication des sécheresses, des inondations et des phénomènes extrêmes entraîne une hausse continue des coûts d’indemnisation. Le retrait-gonflement des argiles, aggravé par les sécheresses répétées, représente à lui seul plus de 1,3 milliard d’euros de dommages annuels en moyenne sur les cinq dernières années, soit presque le double des niveaux observés depuis son intégration au régime. Cette évolution fragilise directement la soutenabilité financière du dispositif. La hausse récente des surprimes — passées de 12 % à 20 % pour les assurances habitation — a permis de rééquilibrer temporairement le système, mais la Cour estime que cela ne suffira pas à long terme. Selon plusieurs scénarios étudiés à horizon 2050, le coût des sinistres pourrait encore augmenter de 47 à 85 %. Face à cette situation, la Cour des comptes appelle à une évolution profonde du modèle. Elle recommande notamment de réévaluer régulièrement les surprimes, mais aussi de revoir progressivement la frontière entre les événements considérés comme exceptionnels et ceux devenus récurrents sous l’effet des changements climatiques. Derrière cette question technique se cache en réalité un enjeu majeur d’aménagement et d’adaptation des territoires. Car si certains événements deviennent structurels, alors certains espaces pourraient progressivement sortir du champ de l’assurabilité classique. Le rapport évoque même l’identification de « zones noires », dans lesquelles la fréquence des sinistres rendrait impossible toute couverture durable, conduisant à imposer des formes d’inconstructibilité. Cette perspective marque un basculement profond. Elle rappelle que les changements climatiques ne constituent plus uniquement un enjeu environnemental, mais aussi un sujet économique, assurantiel et territorial. Elle pose surtout une question centrale : comment continuer à habiter, aménager et protéger des territoires de plus en plus exposés ? Dans ce contexte, la prévention apparaît comme une priorité absolue. La Cour insiste ainsi sur la nécessité de renforcer les plans de prévention des risques, d’accélérer les démarches de « reconstruction résiliente » et de développer une véritable culture du risque auprès des habitants, des collectivités et des acteurs économiques. Ces enjeux sont pleinement au cœur des travaux menés par le Comité 21. À travers son parcours dédié à l’adaptation aux changements climatiques, l’association accompagne les territoires dans l’identification de leurs vulnérabilités, la mobilisation des acteurs locaux et la construction de stratégies collectives de résilience. Car face à l’accélération des risques, l’enjeu n’est plus seulement d’indemniser les catastrophes, mais de réduire notre vulnérabilité collective. 👉 Le Comité 21 lance son nouveau parcours adaptation 2026-2027 Le rapport de la Cour des comptes envoie ainsi un signal clair : le modèle français de solidarité climatique reste robuste, mais il entre dans une nouvelle phase. Une phase où l’adaptation des territoires, l’anticipation des risques et la transformation des modèles d’aménagement deviennent des conditions indispensables de sa pérennité.

Parcours d’accompagnement sur l’adaptation aux changements climatiques

Parcours d’accompagnement sur l’adaptation aux changements climatiques  Le Comité 21 propose un parcours d’accompagnement pour aider les acteurs publics et privés à construire, ensemble, des stratégies d’adaptation aux changements climatiques.  Face à des impacts climatiques déjà visibles et appelés à s’intensifier, l’adaptation suppose en effet de croiser les diagnostics, d’aligner les stratégies et de renforcer les coopérations entre les collectivités locales, les acteurs socio-économiques et les habitants du territoire. L’objectif est de constituer de véritables équipes territoriales de l’adaptation, capables de passer d’une lecture partagée des vulnérabilités à des actions coordonnées.  Ce parcours s’inscrit dans le cadre du 3e Plan national d’adaptation au changement climatique et s’appuiera sur la TRACC, trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation, qui retient l’hypothèse d’une France hexagonale à +2 °C en 2030, +2,7 °C en 2050 et +4 °C en 2100.  👉 Découvrez la plaquette ici : Objectifs du parcours  Le parcours vise à accompagner les organisations d’un même territoire, dans la construction d’une démarche d’adaptation structurée, progressive et opérationnelle.  Il permettra aux participants de :  4 étapes pour structurer un plan d’action  Le parcours est organisé autour de quatre grandes étapes :  Pour chaque étape, le parcours alterne :  Des focus thématiques pour passer à l’action  En complément de ces quatre étapes, le parcours intégrera pour les adhérents de l’établissement Grand Ouest des focus thématiques sur la ressource en eau, les mobilités et les solutions fondées sur la nature.  Ces séquences permettront d’approfondir les diagnostics territoriaux, d’identifier des vulnérabilités spécifiques et de travailler sur des leviers d’action concrets. Elles auront également vocation à faire émerger des coopérations opérationnelles entre acteurs d’un même territoire ou d’une même chaîne de valeur.  Calendrier du parcours  Étape 1 — Appréhender les changements climatiques et leurs impacts à l’échelle locale  Date : 15 septembre 2026  Matin : session plénière  Cette première étape permettra de poser un socle commun de compréhension des changements climatiques et de leurs impacts socio-économiques à l’échelle locale.  Elle comprendra :  Après-midi : atelier territorial  L’atelier permettra aux participants de s’approprier les indicateurs utiles à leur démarche, de sélectionner les données les plus pertinentes pour leur territoire et d’engager la construction progressive de leur portrait climatique.  Focus thématiques — Eau, nature et mobilités  À la suite de cette première étape, trois focus thématiques seront proposés. Ils permettront d’approfondir certains enjeux clés de l’adaptation et d’affiner les éléments de diagnostic à partir de trois entrées opérationnelles : les mobilités, la ressource en eau et la nature.  Étape 2 — Identifier les vulnérabilités de son territoire et de son organisation  Date : 17 novembre 2026  Matin : session plénière  Cette étape sera consacrée à la notion de vulnérabilité, en croisant l’exposition aux aléas, la sensibilité des territoires et des organisations, et leur capacité d’adaptation.  Elle comprendra :  Après-midi : atelier territorial  L’atelier permettra de travailler sur les vulnérabilités territoriales et organisationnelles, d’identifier les points critiques — infrastructures, ressources, dépendances, continuité d’activité, chaîne d’approvisionnement — et de croiser les enjeux d’exposition, de sensibilité et de capacité d’adaptation.  Étape 3 — Mobiliser les parties prenantes et identifier les modalités de coopération  Date : 19 janvier 2027  Matin : session plénière  Cette session permettra de travailler le rôle des parties prenantes dans les démarches d’adaptation, à la fois comme facteurs potentiels de vulnérabilité et comme leviers de résilience collective.  Elle comprendra :  Après-midi : atelier territorial  L’atelier permettra d’approfondir les analyses avec les équipes territoriales. Pour chaque axe de vulnérabilité identifié, les participants travailleront à la cartographie des parties prenantes concernées et à l’analyse de leur propre vulnérabilité.  Étape 4 — Élaborer sa feuille de route vers un plan d’adaptation  Date : 9 mars 2027 Matin : session plénière  Cette dernière étape méthodologique sera consacrée à la construction de la feuille de route. Elle permettra d’identifier les leviers d’action prioritaires, de les hiérarchiser et de les inscrire dans un plan d’adaptation progressif, réaliste et suivi dans le temps.  Elle comprendra :  Après-midi : atelier territorial  L’atelier sera consacré à la construction et à la consolidation des plans d’action territoriaux et organisationnels.  Focus thématiques — Eau, nature et mobilités  Une seconde séquence de focus thématiques sera proposée après l’étape 4 afin d’approfondir les pistes identifiées, de consolider les actions prioritaires et de nourrir les feuilles de route des participants.  Événement de clôture — Partager et enrichir sa feuille de route  Date : à préciser  Un événement de clôture permettra de partager les feuilles de route, de valoriser les travaux engagés et d’identifier les suites possibles, notamment en matière de coopérations territoriales.  À qui s’adresse ce parcours ?  Ce parcours s’adresse à tous types d’acteurs souhaitant structurer ou renforcer leur démarche d’adaptation aux changements climatiques : élus, agents de collectivités, chefs d’entreprise, responsables RSE, climat, risques, QHSE, responsables techniques, acteurs associatifs, établissements d’enseignement et de recherche.  Il est ouvert aux organisations publiques et privées souhaitant mieux comprendre leurs vulnérabilités, construire une stratégie d’adaptation et identifier des actions concrètes à mettre en œuvre.  Quelques témoignages :  ” Participer à un parcours du Comité 21 donne le contexte favorable à expérimenter. Le prétexte du parcours sur la coopération vous permet d’avancer dans une safe zone pour lancer des coopérations . Pour ma boite en Sarthe c’est trop bien, on va collaborer avec le Conseil Départemental de la Sarthe. Le cadre est structurant, on est dans de bonnes conditions”   Responsable environnement dans une entreprise    « Je repars  avec la conviction que nous partageons tous les mêmes défis. Il est donc essentiel de créer des synergies et d’échanger sur les bonnes pratiques si nous voulons progresser sur nos différentes problématiques. »    Chargé de transition écologique dans une collectivité    « Les ateliers permettent d’avoir une approche terrain. Atterrir et avoir des retours d’expériences des membres du réseau, comparer nos approches et nos enjeux. Effet levier dans la dynamique que l’on peut porter dans nos politiques publiques, aide à ancrer nos politiques publiques. C’est une approche réseau riche, des moments privilégiés. …. Je recommande vivement »   DGS d’une collectivité    Modalités d’inscription  Le parcours est gratuit pour les adhérents du Comité 21.  Il est conseillé de participer à plusieurs acteurs d’un même territoire afin de croiser les regards et de travailler collectivement à l’alignement des stratégies d’adaptation. L’enjeu est d’identifier les leviers de coopération permettant de renforcer

Compensation écologique : Dispositifs territoriaux au service de la biodiversité

Le Comité 21 et la CDC Biodiversité ont publié un article consacré aux enjeux de la compensation écologique. A l’heure où la relocalisation des industries est devenue un impératif de souveraineté, le sujet des impacts sur la biodiversité des nouvelles implantations dans nos territoires se pose avec acuité. Comment compenser les pertes de biodiversité rendues inévitables par des projets stratégiques ?   L’objectif de la compensation écologique est de contrebalancer les impacts résiduels d’un acteur, d’un projet ou d’un programme sur l’environnement, en termes de perte de biodiversité. C’est un mécanisme d’internalisation des externalités dans un cadre de sobriété écologique. La démarche doit être appréhendée à l’aune de la séquence Eviter, Réduire, Compenser (ERC), inscrite dans le Code de l’environnement : les mécanismes compensatoires ne doivent intervenir qu’en dernier recours et ne devraient en aucun cas se substituer aux mesures d’évitement (éviter tout impact) et de réduction (limiter au maximum un impact inévitable). Ainsi, pour continuer à se développer en tenant compte de la préservation de l’environnement, les acteurs sont tenus de repenser profondément leur projet d’aménagement (urbanisation, développement d’infrastructures et d’industries…).   Outil de dernier recours, la compensation s’est malgré tout imposée comme un outil central des politiques environnementales visant à répondre aux impacts persistants des activités humaines. Si l’efficacité de certaines démarches a pu être contestée plusieurs types de compensation écologique existent et une approche territoriale et coopérative tenant compte de ces limites permet d’offrir des garanties solides.  👉 Lire l’article ici

Marais poitevin : construire l’adaptation par le dialogue et l’action

Dans le Marais poitevin, territoire emblématique mais profondément fragilisé, l’adaptation aux changements climatiques ne se décrète pas : elle se construit, patiemment, dans la confrontation des enjeux et la recherche de compromis. Entre tensions sur la gestion de l’eau, évolutions des pratiques agricoles et vulnérabilité accrue des milieux naturels, ce territoire concentre une grande partie des défis auxquels sont aujourd’hui confrontés les territoires français. Sur plus de 200 000 hectares, cette zone humide majeure de la façade atlantique, désormais labellisée Ramsar, fait face à des pressions multiples et parfois contradictoires. Les débats autour des usages de l’eau, notamment, illustrent la complexité des arbitrages à opérer dans un contexte de raréfaction de la ressource et d’intensification des aléas climatiques. Dans ce paysage, l’adaptation apparaît non seulement comme une nécessité, mais aussi comme un exercice collectif exigeant. C’est dans cette perspective qu’a été lancé le projet « Life Maraisilience », porté par le parc naturel régional. Doté d’un budget de 3 millions d’euros sur quatre ans, ce programme associe collectivités, acteurs académiques et partenaires économiques autour d’un objectif commun : construire une stratégie d’adaptation ancrée dans les réalités du territoire. L’une des premières étapes consiste à mieux comprendre les dynamiques en cours. Un observatoire du climat est ainsi en cours de déploiement, avec la collecte de données sur les vulnérabilités du territoire, les perceptions des habitants ou encore la capacité des sols à stocker du carbone. Ce travail de connaissance est essentiel pour objectiver les enjeux et éclairer les décisions. Mais au-delà des données, c’est bien la mobilisation des acteurs qui constitue le cœur du projet. Ateliers participatifs, spectacles, démarches de prospective territoriale : près de 800 personnes ont déjà été impliquées dans des temps d’échange visant à imaginer le territoire à l’horizon 2050. Cette dynamique se poursuit avec l’organisation d’agoras climatiques réunissant élus, professionnels, associations et citoyens, dans une logique d’équilibre des représentations et de co-construction. L’enjeu est clair : favoriser l’acceptabilité sociale des transformations à venir. Car adapter un territoire, c’est aussi accepter de faire évoluer les pratiques, en particulier agricoles, ce qui suppose d’accompagner les acteurs dans la prise de risque. À ce titre, l’expérimentation menée avec des exploitations agricoles, soutenues pour faire évoluer leurs modèles, illustre la volonté de passer du débat à l’action. Ce projet met en lumière une réalité souvent sous-estimée : l’adaptation ne se limite pas à des solutions techniques. Elle repose sur des processus de dialogue, de compréhension mutuelle et de projection collective. Elle suppose de croiser les savoirs, de confronter les intérêts et de construire des trajectoires partagées dans des contextes parfois conflictuels. C’est précisément dans cette logique que s’inscrit l’action du Comité 21. À travers son parcours dédié à l’adaptation aux changements climatiques, l’association accompagne les acteurs publics et privés pour structurer des démarches territoriales, articulant connaissance des vulnérabilités, mobilisation des parties prenantes et identification de solutions concrètes. L’objectif est de passer d’une prise de conscience à une mise en mouvement collective, en s’appuyant sur des dynamiques locales. L’expérience du Marais poitevin montre que, même dans les territoires les plus exposés et les plus conflictuels, il est possible d’engager des démarches d’adaptation ambitieuses. À condition d’accepter la complexité, de créer des espaces de dialogue et de s’inscrire dans le temps long. Face aux changements climatiques, l’enjeu n’est plus seulement de protéger les territoires, mais de les transformer. Et cette transformation ne peut réussir que si elle est partagée.

Électrifier pour décarboner : un changement d’échelle à concrétiser dans les territoires

Électrifier pour décarboner : un changement d’échelle à concrétiser dans les territoires Le gouvernement a dévoilé, le 10 avril 2026, son plan d’électrification des usages, porté par le gouvernement français, dans un contexte de tensions énergétiques internationales et de dépendance persistante aux énergies fossiles. Derrière l’annonce, une ambition claire : accélérer la décarbonation de l’économie française en s’appuyant sur un atout stratégique majeur — une électricité largement produite sur le territoire — et engager une véritable bascule des usages, en particulier dans le bâtiment et les transports. Aujourd’hui encore, près de 60 % du mix énergétique français repose sur des énergies fossiles importées. Cette situation, à la fois climatique, économique et géopolitique, fragilise les territoires et expose les acteurs aux chocs extérieurs. Le plan présenté vise donc un double objectif : réduire cette dépendance tout en relançant la consommation d’électricité décarbonée. Pour y parvenir, le gouvernement annonce un changement d’échelle, avec un doublement des financements consacrés à l’électrification, qui atteindraient 10 milliards d’euros par an d’ici à 2030, par redéploiement des aides existantes. Le secteur du bâtiment est au cœur de cette stratégie. L’interdiction d’installer des chaudières au gaz dans les constructions neuves dès la fin 2026 marque un tournant. Elle s’accompagne d’un objectif massif de déploiement des pompes à chaleur — un million par an d’ici 2030 — et d’un effort ciblé sur le logement social, avec la perspective de sortir deux millions de logements du gaz à horizon 2050. Au-delà des enjeux climatiques, cette orientation vise aussi à réduire la facture énergétique des ménages et à structurer une filière industrielle nationale. Les transports constituent le second levier majeur. Le gouvernement fixe un cap ambitieux : deux voitures neuves sur trois devront être électriques d’ici 2030. La montée en puissance de la production nationale, le renforcement du leasing social — notamment pour les travailleurs essentiels — et les aides à l’électrification des flottes professionnelles traduisent cette volonté d’accélération. Les entreprises, en particulier les PME, sont également ciblées, avec des dispositifs de soutien pouvant aller jusqu’à 100 000 euros pour les véhicules utilitaires et les poids lourds. Pour autant, si les objectifs sont posés, leur mise en œuvre reste largement à construire. Les modalités concrètes, les équilibres financiers et les conditions d’acceptabilité sociale seront déterminants. Car électrifier ne suffit pas : il s’agit de repenser les usages, les infrastructures, les modèles économiques et les pratiques de mobilité. Sans une approche territorialisée et concertée, le risque est réel de voir se creuser les écarts entre territoires, entre acteurs et entre capacités d’adaptation. C’est précisément à ce niveau que se joue l’essentiel. Les transitions énergétiques et de mobilité ne pourront réussir que si elles s’ancrent dans les réalités locales, en associant collectivités, entreprises, acteurs de la mobilité, opérateurs énergétiques et citoyens autour de trajectoires partagées. Dans cette perspective, le Comité 21 s’engage pleinement. À partir de septembre prochain, son établissement Grand Ouest animera une série d’ateliers territoriaux consacrés à la mobilité décarbonée. L’objectif est clair : accompagner les acteurs dans la compréhension des enjeux, partager les retours d’expérience, identifier les freins et faire émerger des solutions concrètes adaptées aux spécificités locales. Ces temps de travail permettront notamment de croiser les enjeux d’électrification, de sobriété, d’aménagement du territoire et d’accessibilité sociale, afin de construire des trajectoires crédibles et opérationnelles. Cette démarche s’inscrit dans l’ADN du Comité 21 : faire dialoguer les acteurs, transformer les ambitions nationales en dynamiques territoriales concrètes et créer les conditions d’une transition à la fois efficace, juste et durable. Car face aux défis énergétiques et climatiques, une chose est certaine : aucune transition ne réussira sans coopération, ni sans ancrage dans les territoires.

Lancement des groupes de travail thématiques

Lancement de nos groupes de travail thématiques le 16 juin prochain ! Venez participer à ces temps d’échange visant à vous accompagner dans la mise en œuvre de vos projets, à faire émerger des coopération et à renforcer l’impact de vos actions en faveur de la transition écologique. 🎯Les objectifs poursuivis : • Mieux appréhender les enjeux de transition écologique de son territoire et de son organisation ; • Identifier des leviers d’action individuels et des sujets de coopération pour répondre aux défis environnementaux ; • S’engager dans la mise en œuvre d’actions concrètes et en mesurer l’impact. 📝Le déroulé : • Des sessions plénières pour travailler la méthodologie de projet et aborder les dimensions stratégiques au travers du partage d’outils pratiques et de témoignages d’experts ; • Des ateliers thématiques sur les enjeux des mobilités, de la ressource en eau et de la nature pour s’inspirer, identifier les leviers d’action et construire ensemble des coopérations. 🔎 Zoom sur l’atelier thématique MOBILITES Les transports représentent le plus gros poste d’émissions de gaz à effet de serre et constituent un sujet de politiques publiques et de changements de comportement. Face à ces défis, comment repenser la mobilité à l’échelle des territoires ? Comment accompagner les usager·ère·s vers des mobilités durables ?  Démarrage des sessions de travail le 23/06. 🔎 Zoom sur l’atelier thématique EAU La disponibilité de la ressource en eau est un enjeu pour l’ensemble des territoires, posant la question de son partage entre acteurs et entre territoires. Travailler à des pratiques plus sobres et une gestion responsable de l’eau nécessite la mise en œuvre de leviers d’action collectifs, multi-acteurs et locaux. Aussi, quelles actions mettre en œuvre pour préserver la ressource en eau à l’échelle de nos territoires ? 📆 Descriptif et calendrier via le lien d’inscription

Retour en haut